Interview

Jacotte Chollet est née dans les montagnes du Massif central et a suivi son cursus à l’Université de Grenoble où elle a obtenu une Licence en Anglais et Linguistique ainsi qu’une Maîtrise d’Anglais.

Durant les 14 années suivantes, elle a été assistante puis Réalisatrice et co-Productrice avec André Voisin, de films Documentaires à la télévision française.
Ces films à caractère humaniste l’ont conduite aux USA, au Canada, au Liban, en Israël, en Irlande du nord et du sud, en Papouasie Nouvelle Guinée, au Kenya des Masais, au Népal, en Thaïlande, en Laponie, au Maroc, en Côte d’Ivoire, au Bengladesh, au Yémen du nord, en Haïti…

En 1978, Jacotte Chollet et son mari, collaborateur de toujours, André Voisin, délaissent l’aspect ethnographique et social de leur travail pour souligner ce qui unit les hommes plutôt que ce qui les différencie.
Cette nouvelle démarche vise à mettre en exergue ce qui caractérise l’humain au delà des différences raciales ou culturelles.

Ils produisent alors trois séries de documents :

LA ROUE DE LA VIE (8 x 60′) qui synthétise les visions orientales et occidentales de la vie à travers plusieurs étapes, de la naissance à la mort.
CHASSE À L’HOMME (8 x 60′) qui étudie la perception, le langage, la communication, l’agressivité et le dépassement de soi.
LA PASSION DE LA VIE (4 x 60′) qui éclaire comment se forgent les névroses vues et appréhendées par le psychologue Arthur JANOV créateur de la Thérapie Primale.

Jacotte Chollet et André Voisin ont permis au public Français de découvrir des penseurs, philosophes, scientifiques, tous chercheurs de pointe à cette époque :
Karl Pribram, David Bohm, Fritjof Capra, Stanislas Grof, Philippe Lavastine, Paul Mac Lean, Karl heinz Stockhausen, Leonor Fini, Norman Couins, Jean Charron, Dr Frédéric Leboyer, Dr Michel Odent, Stéphane Laberge, Kishomaru Ueshiba fondateur de l’Aikkido, Arthur Janov, Marilyn Ferguson et Krishnamurti … parmi d’autres.

 

Q : FIN 1984 CHANGEMENT DE DIRECTION, QU’EST-CE QUI VOUS CONDUIT À PASSER DU FILM À LA MUSIQUE ET AU SON ?

Jacotte Chollet : Si je fais un retour en arrière, je me rends compte que la musique et le monde des vibrations ont toujours été très présents dans ma vie. Je suis née dans un pays de montagnes, de ruisseaux, d’eaux courantes et des forêts, ce furent mes premières musiques, mes premières harmonies, celles de la nature.
Près du village de mon enfance, il y avait un train, qui en traversant la forêt, projetait des étincelles sur les aiguilles de pins très secs en été.
Je m’éveillais souvent en sursaut la nuit en hurlant : « Il y a le feu ! Il y a le feu ! » et ma mère répondait : « Calme toi ma chérie, il n’y a pas de feu, rendors-toi vite! » et quelques minutes après, on entendait la sirène des pompiers !

Je crois donc que j’ai toujours été extrêmement sensible au monde des vibrations, mais je n’en ai réellement pris conscience que beaucoup plus tard, et, le fait décisif dans mon changement d’orientation a été la mort subite de ma mère et tout ce qui s’en est suivi…
Et puis, André Voisin a joué un rôle essentiel dans la matérialisation de cette nouvelle direction, il m’a encouragée dans cette voie.

 

Q: QU’EST QUI VOUS A POUSSÉE VERS CETTE MUSIQUE ?

J.Chollet :  J’ai été guidée, attirée, propulsée, parfois rudement vers ce nouveau champ d’expérience par tout un ensemble d’évènements.
La période de gestation a été longue et douloureuse, je ressentais un profond mal être, j’avais l’impression d’être enceinte de quelque chose, mais sans savoir de quoi il s’agissait ! C’était très inconfortable, je me sentais seule, incomprise et dans le même temps, je ne pouvais rien faire d’autre que d’accepter cet état.
Il m’a fallu du temps pour oser entendre la toute petite voix qui murmurait que j’avais peut être quelque chose de spécial à faire avec la musique.

Que ce soit la musique qui m’appelle, je ne pouvais y croire, car pour moi, musique rimait avec sublime et je ne me sentais pas cette capacité là, c’était trop grand, c’était trop beau pour moi !
Et puis à cette époque, les femmes ne composaient pas la musique, elles étaient  dans le bel Canto, elles jouaient de la harpe ou du piano, à la rigueur du violon ou de la flûte, mais pas du synthétiseur de son !
J’ai donc mis plusieurs années à accepter ce cadeau, j’allais dire ce fardeau, car ce fut un périple tout à la fois  émerveillant et douloureux.

En fin de compte, c’est le caractère imprévu et mystérieux de cette aventure qui m’a attirée, passionnée, captivée.


Q: COMMENT VOUS LA DÉFINIRIEZ CETTE MUSIQUE ?

J.Chollet : La différence fondamentale entre la musique Multidimensionnelle et d’autres musiques, c’est qu’elle n’est pas écrite, elle n’est pas non plus improvisée en suivant une trame comme le Jazz ou la musique Indou par exemple.
Elle naît de l’inspiration, du recueillement, de l’écoute intérieure et d’une navigation au fil des énergies, des tonalités, des vibrations et des résonance qu’elles font surgir en moi.
C’est une expérience vibratoire spontanée, unique et totale, une signature des mondes intérieurs, une aventure, un voyage qui éveille les multiples dimensions de l’être, corps y compris !

 

Q : VOUS CRÉEZ CETTE MUSIQUE À L’AIDE DE SYNTHÉTISEURS DE SON, QU’EST-CE QUI VOUS À POUSSÉ A UTILISER UN SYNTHÉTISEUR PLUTÔT QU’UN INSTRUMENT DE MUSIQUE CLASSIQUE ? VOUS AVEZ ÉTUDIÉ LE PIANO DANS VOTRE ENFANCE ?

J.Chollet : Oui, j’ai fait plusieurs années de piano, c’était suffisant pour que j’ose m’aventurer seule sur un clavier mais pas suffisant pour m’enfermer dans des conventions.
Quand je me suis tournée vers la musique, les synthétiseurs venaient juste d’apparaître sur le marché. J’y ai vu un signe du ciel, c’était ça le nouvel instrument avec lequel j’allais créer !

En fait, j’ai été attirée par les synthétiseurs pour bon nombre de raisons, la première étant de réconcilier musique et SON.
Le monde du son m’apparaissait plus ouvert que celui de la musique avec son passé prestigieux de traditions, de modes et de conventions. Il n’était pas nécessaire d’aller faire des études au conservatoire pour se servir d’un synthétiseur, le champ était libre de toute empreinte et j’avais besoin de cette liberté là pour oser me lancer dans cette aventure !
Je dois dire aussi que ma conception de la musique est très large et qu’elle dépasse de beaucoup les créations de l’homme, c’est un champ vibratoire qui concerne tous les règnes et toutes les formes : Insectes, oiseaux, dauphins, rochers, étoiles, planètes s’expriment de manière harmonique par la vibration du son.
La musique dépasse l’homme, son origine est cosmique et ce que  j’aspirais à créer c’était une musique qui soit vraiment universelle…

 

Q : C’ÉTAIT DONC LA NOUVEAUTÉ DE L’INSTRUMENT QUI VOUS ATTIRAIT ?

J.Chollet :  Non, pas seulement sa nouveauté, mais sa flexibilité, son instantanéité, sa richesse, ses immenses possibilités.
Quand j’étais à la télévision, bien que je sois productrice et réalisatrice et que j’ai eu beaucoup de liberté d’expression, je n’ai jamais pu tester mes vraies capacités créatrices car je dépendais de trop de facteurs extérieurs.
Au contraire, avec mon synthétiseur, j’étais seule responsable de tous les paramètres.

Je pouvais être en même temps la chanson, le compositeur, les solistes, l’orchestre, le chef d’orchestre, l’ingénieur du son et le public !
Mon expérience était totale, j’avais un contrôle suffisant sur la machinerie pour pouvoir ouvrir tout grand les vannes de l’inspiration, rien d’extérieur ne pouvait me restreindre.
Mon seul désir était d’échapper à toute limite, de me fondre dans la musique, de respirer la musique, d’être musique.

Mes mains sur le clavier devenaient elles mêmes les instruments d’un orchestre invisible, exprimant les moindres émotions, les moindres sensations, les inclinations les plus cachées de mon âme.
Pour la première fois de ma vie, je pouvais aller  jusqu’au bout de mon inspiration, pour la première fois je pouvais suivre le pur flux de mon intuition dans la vérité de l’instant créateur hors du temps.

Quand j’utilisais des fréquences ultra graves, elles déclenchaient des vibrations dans tout mon corps, dans mes jambes, dans mes pieds. Ce n’était pas un jeu intellectuel. C’était dans mon corps que je ressentais l’incroyable pouvoir du son !
Et dans les fréquences ultra aiguës, c’était comme si l’on cessait de pouvoir identifier l’origine des sons, c’était partout, il n’y avait plus de limite.
Au début j’avais des synthétiseurs analogiques et je pouvais naviguer manuellement des basses aux aigus des infrasons aux ultrasons et percevoir les effets différents que ça avait sur moi, c’était passionant. C’est ce qui m’a fait réaliser que nous vivons, en réalité, dans une étroite bande de fréquences que nous prenons à tort pour la totalité.
Dès que je m’aventurais dans les franges, les sons se mettaient à réagir autrement, les aiguilles de mes potentiomètres s’affolaient comme en proie à une hypersensibilité subite provoquée par les très hautes fréquences, alors, il me fallait en quelque sorte retenir le son pour qu’il puisse s’inscrire dans la dimension physique.
Je devais à la fois le suivre et le contenir comme on retiendrait par la bride un cheval au galop !

 

Q : EST-CE QUE VOUS AVEZ DÉVELOPPÉ UNE MÉTHODE SYSTÉMATIQUE D’EXPLORATION DES DIFFÉRENTES FRÉQUENCES?

J.Chollet: Non, je n’aime pas être enfermée dans des systèmes, j’aime explorer, suivre mon intuition être totalement dans l’expérience, à la fois sujet et objet.

J’ai très vite compris qu’il se produisait des résonances à de multiples niveaux et il me paraissait impossible de les détecter toutes et de cerner l’écheveau de connexions qui résonnaient entre elles !
C’est pourquoi je me fiais à mes sensations à mon intuition, certaines formes sonores me parlaient, m’attiraient. J’avais l’impression qu’elles provenaient d’un monde subtil et qu’elles étaient mes guides, vers l’inconnu. Je les laissais m’entraîner librement à leur suite et la magie opérait !

Je ressentais très vite l’énergie se manifester en moi et mes cellules s’ouvrir à des niveaux vibratoires de plus en plus élevés.
Les sons-énergies visitaient mon corps en décelant tous les obstacles et en faisant sauter un après l’autre tous mes blocages.
La musique qui se déroulait sous mes doigts possédait un pouvoir étrange, elle m’entrainait dans des états modifiés de conscience. Je vivais une illumination intérieure, une danse de l’énergie.
J’avais la sensation de n’avoir plus de corps et de me mouvoir librement dans des espaces infinis, portée par les sons.
Je me sentais en contact direct avec mon essence, mon être, mes vraies origines…

Parfois, je regardais mes mains s’activer sur le clavier comme si elles possédaient une vie autonome. Parfois, dès les premières mesures, j’avais l’impression que je connaissais, déjà, cette musique et je n’avais dès lors qu’à la laisser se dérouler sans autre intervention.
Parfois, juste au son du toucher sur le clavier, j’entendais un son pur, une résonance claire et je savais que j’étais déjà harmonisée, que tout était là !
A d’autres moments, il me fallait me « décrasser », faire un vrai travail pour effacer mes préoccupations, me mettre en phase et détecter quelles eaux troubles m’empêchaient de boire à la source…

Sans aucun doute j’étais en proie à une intense transformation, je m’harmonisais, je me subtilisais, je me mettais moi même au monde, le synthétiseur de son se transformait en  synthétiseur de SOI !

Quand j’écoutais ce que je venais de jouer, j’étais sidérée ! Je ne pouvais pas croire que cette musique fut née de mes mains sur le synthétiseur !
Elle me semblait si vaste, si étrange, on aurait dit qu’elle venait d’ailleurs.

Pendant les écoutes, mon énergie se transformait à nouveau et j’éprouvais un froid intérieur intense, un froid Sibérien… Il me fallait prendre des bains chauds pour récupérer un peu de chaleur !
Tout ça était bien étrange …
Mon âme exultait pendant que mon esprit cartésien s’en trouvait troublé, dépassé… Et personne pour m’expliquer quelle alchimie subtile régissait énergie, conscience, son et musique ?
J’étais confrontée à l’inconnu…

Comment pouvais-je être à la fois si petite et si grande, si finie et si infinie ? Comment pouvais je basculer aussi facilement d’un état à l’autre, de l’unité, au doute ou  des grands ancêtresaux tentatives avortées d’explications rationnelles ?

Pour trouver des réponses, pour me conforter et suivre les traces des grands ancêtres, je partis en voyage sur les traces de Pythagore dans l’île de Samos, je visitais le temple d’Esculape sur la côte Turque où l’on pratiquait des guérisons par le son répercuté dans des tunnels, je m’imprégnais des vibrations puissante du sanctuaire de Delphes et du théatre d’Epidaure…
Je me sentais en bonne compagnie dans cette lignée de créateurs qui avaient jadis soigné et guéri leurs semblables avec le son et la musique.

Mais, un des premiers êtres qui m’ait directement influencée fut Krishnamurti.
Je l’avais rencontré et collaboré au film et à l’entretien qu’il avait accordé à André Voisin, en 1972.
Krishnamurti y parlait d’une façon d’être en prise directe avec soi et avec le monde par l’exercice de l’attention indivise.

Il avait clairement énoncé que l’on ne se servait que d’une toute petite partie de nos capacités psychiques, de notre potentiel… Ses parole avaient résonné très fort en moi, et depuis cette rencontre, j’étais à la recherche de ce potentiel inconnu, de cette autre façon d’être…
Je voulais connaître ma réelle identité, celle qui n’est pas inscrite sur une carte !
C’était ça mon but.

 

Q: EN QUOI LA MUSIQUE MULTIDIMENSIONNELLE DIFFÈRE-T’ELLE D’AUTRES MUSIQUES ? / QU’EST-CE QUI LA REND MULTIDIMENSIONNELLE ?

J.Chollet : C’est l’effet qu’elle provoque qui est multi-dimensionnel !
Elle augmente le taux vibratoire et affecte les multiples dimensions de notre être, notre corps, notre psyché, notre énergie, notre âme, notre esprit !
Nous ne nous résumons pas aux seules 3 ou 4 dimensions que nous connaissons.

Quand on traverse le point d’immobilité parfaite à l’intérieur de soi, on entre dans une autre dimension, une autre réalité définie par une autre longueur d’ondes, une autre fréquence, une autre échelle harmonique. On entre dans le « monde multidimensionnel » nommé aussi « hyper espace ».

Dès le départ cette musique s’est montrée multi-dimensionnelle, c’est pourquoi je l’ai nommée ainsi ! Elle transporte ses auditeurs dans toutes sortes d’états modifiés de conscience.
Ils perdent la notion habituelle de l’espace et du temps,  ressentent des vibrations, des montées d’énergie, toutes sortes de sensations dépassant ce que l’on éprouve en général à l’écoute de la musique !
Ils voient des couleurs vives, des lumières, sentent leurs « chakras » (centres énergétiques) s’activer, ils se sentent transportés dans d’autres dimensions.

Certains voient se dérouler sur l’écran de leur psyché des scènes de vie appartenant à d’autres espaces ou d’autres temps, ils se trouvent projetés dans l’avenir, certains sont catapultés à l’ intérieur de leur ADN ou dans leurs propres cellules. Ils sentent s’activer leurs méridiens d’acuponcture, éprouvent des vibrations très fortes, des courants électriques leur parcourent le corps, etc…

 

Q : ET CES EFFETS DÉCOULENT DE VOTRE PROCESSUS DE CRÉATION ?

J.Chollet : Bien sûr !
Je pars d’un état vibratoire donné celui que j’ai tel ou tel jour de mon quotidien, et, au fur et à mesure, mon énergie se transforme et je passe dans un autre univers, un monde subtil avec d’autres lois et d’autres vibrations.
Je ne sais pas créer dans un état ordinaire de conscience…
Je ne peux toucher la musique qu’en atteignant cet espace intérieur, ce monde ou la création se crée et se recrée sans cesse, cette matrice de l’univers.
C’est un espace de co-création et parfois je me demande si c’est bien moi qui crée ou bien si c’est la musique qui me créée ou si je ne suis qu’un résonateur d’autres espaces et d’autres dimensions ?
D’autres musiciens ont confié avoir eu ce même sentiment étrange d’être des relais transistors.

 

Q : VOUS NE FAITES DONC JAMAIS DE CONCERTS, VOUS NE JOUEZ JAMAIS DEUX FOIS LA MÊME MUSIQUE ?

J.Chollet : Pour que le son soit créateur et transformateur, il faut que je le crée en même temps qu’il me recrée, je ne peux donc jamais le re-produire. Je ne peux que le co-créer en étant à son « écoute-active ».

La seule chose qui me fascine vraiment, c’est de créer, de dépasser mon connu, chaque atome d’énergie qui m’anime est tourné vers la création.

 

Q : VOTRE MUSIQUE EST DONC UNE SORTE DE RÉFLEXION, DE MÉDITATION, UN PROCESSUS D’AUTO APPRENTISSAGE ET QUAND LES GENS L’ÉCOUTENT, ILS PARTICIPENT AU MÊME PROCESSUS ?

J.Chollet : Exactement, les tonalités de cette musique sont des sortes d’espaces de conscience, elles donnent un espace à la conscience qui peut ainsi être perçue en tant que telle et s’exprimer.
Quand ils les écoutent, les gens résonnent à ces tonalités, et, cette résonance déclenche une mise en contact avec leur source, leur propre conscience élargie qui leur délivre sous des formes diverses le ou les messages qui les aident à se ré harmoniser.

Je ne suis d’ailleurs pas la seule à exprimer un tel concept, j’ai été précédée par des maitres dont le musicien et maitre Soufi HAZRAT INAYAT KHAN.
Dans son livre : « Le Mysticisme du Son » , il est écrit : « La création commence avec l’activité de la conscience nommée vibration, et toutes vibrations jaillissant de la source originelle sont identiques, elles ne diffèrent que par la tonalité et le rythme qui les forcées à se mouvoir…/…
Le Son donne a la conscience une évidence de son existence bien qu’en fait, ce soit la partie active de la conscience qui se transforme en son.
Le connaisseur finit par se connaître lui même, en d’autres termes, la conscience prend connaissance de sa propre voix…/…
Chaque atome de l’univers avoue par son ton:  » Mon origine n’est autre que le son ».

C’est ce que toutes les traditions ont dit, c’est ce que veut dire : Au commencement était le verbe et le verbe était Dieu…
Impossible de ne pas sentir le coté « sacré » de la chose… Le « ça crée »!

Je trouvais aussi des information sur l’évolution de la musique depuis les temps anciens dans un autre livre, celui de : Dane RUDYARD : La magie du ton et l’art de la musique:
« Il semble que Pythagore ait insisté sur les effets thérapeutiques des sons qui deviennent des tons capables de transmettre la volonté, l’énergie et la compassion de celui qui les a produits après s’être purifié et de remettre en phase avec le rythme de la force vitale universelle ».

 

Q : RETOURNONS MAINTENANT À CE QUI VOUS A RÉELLEMENT POUSSÉE À QUITTER LE FILM POUR LA MUSIQUE, C’ÉTAIT QUOI L’ENJEU POUR VOUS, À CETTE ÉPOQUE ?

J.Chollet : J’ai réalisé que bien que j’ai beaucoup voyagé et appris de différentes cultures, parcouru la planète en tous sens, il y avait quelque chose dont je ne savais rien, et c’était moi !
Alors, j’ai réorienté ma boussole, tourné mon regard du dehors vers le dedans et vécu un parfait changement de perspective !
Un jour, il est temps d’ÊTRE vraiment, il est temps d’être SOI !

 

Q : VOUS ÊTES PASSÉE DE L’ETHNOGRAPHIE À L’ETHNOGRAPHIE DE L’ESPRIT ?

J.Chollet : A ce moment là de ma vie, la question la plus importante était : Qui suis je ?
De quoi suis je faite ? Qu’y a t’il au delà de ce que je connais de moi même ?

Je ne pouvais plus accepter de baser ma connaissance sur l’expérience des autres aussi grands, aussi sages soient-ils. J’avais besoin d’informations de première main !

Mais je dois dire aussi que les êtres qui m’ont le plus influencé, le plus appris sont les Papous de Nouvelle Guinée durant le film tourné sur eux, en 1974.
Ils respiraient l’inventivité, la créativité, ils m’apparaissaient tous si différenciés, si capables et si légers à la fois. J’adorais les observer se parer de plumes et de fleurs de la forêt équatoriale tels les enfants d’un paradis terrestre encore en parfaite harmonie à l’époque.

Ils m’ont appris sans mots, on peut appeler ça de la télépathie ou de la transmission directe. C’étaient des experts en communication d’esprit à esprit et de cœur à cœur, sans mots !
Ils communiquaient ainsi naturellement avec la nature, les animaux, les esprits.

 

Q : VOUS FAITES DES DOCUMENTAIRES, VOUS AURIEZ PU VOUS TOURNER VERS LA PEINTURE OU LA PHOTO ?

J.Chollet : J’étais photographe avant d’être réalisatrice de films et je me suis mise à la peinture durant la musique.
Vous voyez, la photographie, le film, ce sont des langages de l’espace et la musique est un langage qui structure le temps.
Alors, je crois que je n’ai jamais abandonné mon premier amour pour les langues !
Simplement, la musique est le seul langage vraiment universel.

 

Q : POURQUOI ET COMMENT VOUS ÊTES VOUS INTÉRESSÉE AU SON ?

J.Chollet : Très progressivement, au cours de tous ces voyages dans différentes civilisations, chez ces peuples d’Afrique, d’Amérique, d’Asie, chez les Papous de nouvelle Guinée, chez les lapons, les SAMIS qui vivent au delà du cercle polaire, j’ai réalisé que tous utilisaient le son pour atteindre des états non ordinaires de conscience.
La plupart des pratiques Chamaniques sont basées sur le son, c’est la voie royale pour atteindre les zones inconnues de notre psyché…

Un jour, en Afrique, dans une réserve, nous filmions un petit éléphant, à un moment l’ingénieur du son me demande si je voulais m’approcher de l’éléphant avec un micro, cet éléphant avait le genou enflé et nous pensions qu’il ne pouvait pas bouger.
Toujours est-il qu’à un moment, l’ingénieur du son me crie : « Plus près ! Plus près, vas plus près ! » et soudain l’éléphant se met à barrir avec une force telle que j’en suis restée pétrifiée, s’il avait chargé j’aurais été incapable de faire un geste, mon corps était littéralement irradié par la puissance du son qui me traversait !

Quelques années plus tard, lorsque nous achevions le montage des 4 films tournés avec Arthur Janov sur la Thérapie Primale, j’ai eu une révélation!
Nous avions filmé sur plusieurs mois la thérapie de 3 patients. C’est une thérapie émotionnelle et émotionnante et j’étais un peu lassée de voir ces patients fondre en larmes et d’entendre sur l’écran de ma salle de montage leur gémissements! Alors, un jour, j’ai eu l’idée de mettre d’autres sons sous leurs images, une autre bande son, de la musique et ce fut une vraie révélation !
Miraculeusement, je ne ressentais plus la souffrance de ces patients, je voyais certes toujours leurs visages souffrants mais je ne ressentais plus leur souffrance !
Quelle découverte ! Le SON changeait la perception ! C’était le SON qui nous faisait RESSENTIR qu’on le veuille ou non !
Ces deux expériences m’ont révélé la puissance et la magie du SON et m’ont ouvert des voies d’exploration nouvelles.

 

Q : ET PUIS VOUS AVEZ EU UNE EXPÉRIENCE AVEC LA MUSIQUE TIBÉTAINE QUI VOUS A PROFONDÉMENT MARQUÉE ?

J.Chollet :  Oui ! C’était lors d’un tournage dans un monastère tibétain, à une période très spéciale de ma vie.
Je ne savais pas encore que j’allais perdre ma mère d’une façon inopinée et brutale, quelques mois plus tard. Je n’en n’avais pas conscience, mais, subconsciemment, je pense que je le savais puisque j’étais en train de tourner deux films sur la mort… une façon de me préparer en quelque sorte !

Ces films appartenaient à la série :  » La Roue de la vie « , les deux derniers films traitaient de la mort selon « le livre des morts Tibétain ».
Nous étions dans un monastère à Bodnath au Népal, prêts à filmer la cérémonie du passage de l’âme du défunt vers la claire lumière pour un moine qui venait de mourir.

Au moment ou les cornes, gongs et trompes de la musique tibétaine se sont mises à jouer, j’ai reçu tous les sons au niveau du plexus solaire, je pouvais à peine me tenir debout, j’étais tétanisée, sous l’emprise d’un pouvoir plus fort que moi. Puis, j’eus l’impression qu’un trou béant s’était ouvert à l’arrière de mon crâne et qu’une puissante vibration m’emportait hors de mon corps !
J’ai du lutter ferme pour rester pour ainsi dire suspendue entre deux mondes.
J’étais effarée! Mon corps ne m’appartenait plus ! Il obéissait à la musique ! 

 

Q : DES PHYSICIENS, DES CHERCHEURS SE SONT INTÉRESSÉS AUX EFFETS DE VOTRE MUSIQUE ?

J.Chollet : Oui, ça fait partie du courant de synchronicités (coïncidences) qui ont façonné ma vie.

Après la mort de ma mère, un voile s’est déchiré. Je me suis sentie poussée dans une direction.
Ma mère a joué un rôle prépondérant dans la genèse et le développement de ma musique.
Douze ans après, André Voisin, mon compagnon disparaissait de la même façon subite et brutale.
Ce fut un choc effroyable !
Une autre salve de synchronicités s’est aussitôt déclenchée : J’ai été invitée à participer à une émission de télévision sur les expériences de mort imminente.

Sur le plateau Télé, parmi d’autres invités se trouvait un très étrange physicien qui parlait de mort, d’après-mort, de lumière, de physique quantique, de particules qui vont plus vite que la lumière, d’une façon parfaitement naturelle, comme si tout le monde savait çà !
Il était professeur de physique à l’école de Médecine de Poitiers.
A la fin de l’émission, je sentis que je devais aller lui parler, mais il avait un air si professoral, si sérieux, si froid… que je n’ai pas osé.

Un mois après, je reçois un coup de téléphone du centre Krishnamurti à Paris. Ils m’invitaient à aller à une réunion d’écrivains et de physiciens qui présentaient leurs livres.

J’étais là, à regarder tous ces gens aller et venir dans une sorte de brume, en me demandant bien ce que je faisais là, quand soudain, j’ai vu un point précis très clair au milieu de la brume, c’était le même physicien que j’avais vu à l’émission de Télévision, le professeur Régis Dutheil.

Alors là je me suis dit :
« Bon, j’ai compris ! Si je ne vais pas parler à cet homme, je vais le rencontrer « par hasard », toutes les trois semaines ! »

 

Q: ET IL A ÉCRIT UN CHAPITRE SUR VOTRE MUSIQUE DANS UN DE SES LIVRES.

J.Chollet : Oui ! à cette époque, personne ne comprenait vraiment ce que je faisais, même pas moi !
Je ne comprenais pas toujours avec mon cerveau gauche ce que mon cerveau droit créait !
Mais, dès que je lui eu parlé de mes sessions d’expansion de conscience avec la musique et les sons, il a dit en souriant : « Oui oui, je comprends ! »
J’étais sidérée, il était la première personne qui semblait comprendre ce que je faisais !

Il m’a beaucoup apporté, il m’a fait faire la relation entre ce que je vivais en état de création de la musique et les interactions d’ordre quantique.
Du coup, tout s’éclairait et ma recherche prenait un sens nouveau !

Puis un jour, il me demanda si je voulais bien qu’il inclut un chapitre sur ma recherche dans son nouveau livre : La Médecine Superlumineuse et il me dit : c’est le moment de rassembler toutes les notes que vous avez prises !
Il m’a vraiment poussée à faire une première synthèse de mes observations.

Et quand le livre parut sous le titre: « La médecine superlumineuse« , le chapitre VIII s’intitulait : « Ouverture pour une médecine du 3ème millénaire » et parlait de ma recherche sonore et musicale.
Le livre esquissait une histoire de la médecine des origines à nos jours et évoquait la possibilité d’une médecine nouvelle qui inclurait bien sur la conscience, l’énergie et le niveau quantique.

Le Professeur Dutheil m’a permis, par le dialogue créatif que j’avais avec lui, de continuer à croire en moi, il m’a permis de progresser dans ma réflexion, il m’a aussi permis d’entrer en contact avec d’autres scientifiques, il a élargi mon champ de connaissance.

 

Q : COMMENT EN EST ON ARRIVÉ À FAIRE DE LA RECHERCHE SUR LES EFFETS BIOLOGIQUES DE VOTRE MUSIQUE ?

J . Chollet : Le professeur Régis Dutheil m’a dit avoir rencontré quelqu’un, une biologiste qui était aussi passionnée que moi et qui s’intéressait au même domaine de l’énergie : « Appelez là, ajouta t’ il ! »

Cette biologiste, Lydie Ries, avait eu l’idée de commencer une recherche sur son propre sang après qu’elle eut constaté des écarts importants dans sa composition suite à un stage sur les énergies qu’elle venait d’effectuer. Son niveau d’hémoglobine avait chuté et ça avait attiré son attention sur une corrélation possible entre énergie et hémoglobine .

La première fois qu’elle a écouté ma musique elle a été traversée de vibrations dans tout son corps, ça l’a beaucoup étonnée. Puis nous avons collaboré.

 

Q : ET QU’EST-CE QU’ELLE A DÉCOUVERT ?

J.Chollet : Elle a fait de la recherche pendant 2 années. A cette époque je recevais des volontaires pour cette recherche et nous avons commencé à faire des séminaires d’expansion de conscience avec la Musique Multidimensionnelle comme support, au sein de l’Institut de développement et d’expansion de conscience, une association créée pour cette recherche.

Durant ces séminaires, il y avait de 7 à 10 personnes à chaque fois. Elle prélevait des échantillons sanguins chez tous les volontaires « avant écoute » de la musique et puis « après des sessions d’écoute d’environ une heure ».

Qu’a t’elle constaté ?
Que lorsqu’ils étaient en résonance avec ma musique, le taux d’hémoglobine des participants augmentait parfois d’un gramme ou plus en une seule session !

Qu’est-ce que cela signifie ? Je ne vais pas entrer dans les détails ici, je veux juste dessiner une perspective.
Cela veut dire qu’il y a accroissement du nombre de globules rouges et parce que l’hémoglobine est un transporteur d’oxygène, il y a sur oxygénation du sang. On pouvait d’ailleurs observer ce fait à l’œil nu.
La couleur du sang prélevé avant écoute était généralement (comme celle du sang veineux) rouge sombre et il prenait, après écoute, une belle couleur rouge plus clair, parfois même rouge framboise qui est la couleur du sang artériel, du sang hyper oxygéné.
Parfois même, lorsque l’oxygénation avait été très forte, il ressemblait à du champagne rosé !

Bon, qu’est ce que l’oxygène apporte ?
L’oxygène facilite la communication intracellulaire, donc si vous avez plus d’oxygène dans votre système, ça en facilite tout le fonctionnement, tous les processus en bénéficient, le cerveau bien sûr, mais aussi le cœur, tout le métabolisme.
Il n’y a qu’a voir ce qui se passe en ce moment dans le sport de haut niveau, un grand nombre d’athlètes tente par des moyens plus ou moins légaux d’augmenter leur taux d’hémoglobine et d’oxygénation sanguine pour améliorer leurs performances !

Un jour, après un séminaire, j’ai oublié les prélèvements sanguins dans mon réfrigérateur !
Je ne m’en suis aperçu que 3 jours après, alors j’ai prévenu Lydie mais elle m’a dit d’envoyer quand même les prélèvements.
Quand elle m’a rappelée elle était sidérée par ce qu’elle avait observé !

Bien sûr, après 3 jours passés au frigo, les cellules sanguines avaient vieilli, leur forme, leur information était détruite, c’étaient de vieilles cellules, mais pas toutes !
Quand elle avait analysé le sang prélevé après écoute de la musique, elle avait noté que 76% de l’information présente dans les noyaux des cellules était intact ! Cela paraissait incroyable mais c’était vrai !

Qu’est ce que ça montrait ?
Qu’il est possible de résister à l’entropie (entropie veut dire vieillissement, désordre) en augmentant son taux vibratoire et en accédant à un niveau supérieur d’intégrité, de cohérence et d’énergie.
Cela montrait aussi que durant un processus d’expansion de conscience comme avec la musique, nos cellules sanguines accédant à un taux vibratoire supérieur celui ci se traduit par un degré d’ordre, un degré de cohérence supérieur, on appelle cela : la neg-entropie (de l’ordre ou de l’entropie négative).
Mais, le but n’est pas seulement d’accéder à un niveau supérieur de conscience, d’ordre, d’énergie et d’harmonie mais de s’y maintenir, de gagner en permanence.

Comment y parvenir ?
Comment maintenir en nos cellules un ordre supérieur de cohérence ?
Et bien c’est la précisément le but et la spécificité de la musique Multidimensionnelle, plus on l’écoute et plus l’information de cohérence harmonique est mémorisée par nos cellules et plus elle devient une seconde nature pourrait on dire.
Et un jour, c’est cet état qui tend à prévaloir car dans l’évolution, un ordre ou un fonctionnement de type supérieur prévaut toujours.
Hélas, la plupart du temps, nous vivons dans le souvenir du passé ou la crainte de l’avenir, et nos cellules vivent l’impact négatif de ces pensées négatives, nous les bombardons sans cesse avec ces énergies négatives.

 

Q : COMMENT TRANSFORMER L’IMPERMANENCE EN PERMANENCE ?

J.Chollet : En s’entrainant!
Les gens s’entrainent à la course, ils font du jogging, Ils développent leurs capacités physiques, mais ils peuvent aussi développer d’autres capacités plus subtiles. L’entrainement que constitue l’écoute assidue  de cette musique équivaut à un « jogging intérieur » durant lequel on stimule, on développe ses capacités psychiques, on concentre son attention, on développe sa musculature énergétique, si j’ose dire !

Quand Lydie Ries a commencé à me faire des prises de sang pour les analyses, j’ai constaté que j’avais déjà un taux d’hémoglobine élevé, bien au delà de la norme et pourtant je vivais à 40 km de Paris à quelques deux cent mètres seulement au dessus du niveau de la mer et je ne prenais aucun médicament qui puisse influencer ce facteur.
Ce qui était remarquable, c’était que bien que mon niveau d’hémoglobine fluctue de temps à autre, il restait cependant constant dans cette même frange supérieure.

Je ne peux donc pas dire après combien de temps de pratique de la Musique Multidimensionnelle j’ai atteint cette permanence car il aurait fallu que je fasse des analyses depuis le tout début de mon apprentissage, mais ce dont je peux témoigner c’est qu’on atteint, un jour un taux vibratoire élevé et qu’on ne le quitte plus.

J’en suis la preuve !

 

Q : VOUS DITES QUE VOUS ÉCOUTEZ BEAUCOUP VOTRE MUSIQUE APRÈS L’AVOIR CRÉÉE, POURQUOI ?

J.Chollet : Je l’écoute essentiellement pour me rassembler, me recentrer, rester dans un état de clarté intérieure.
Si j’ai subi un choc émotionnel, je l’écoute et il suffit parfois de quelques minutes à peine pour que je retrouve mon état normal, mes cellules reconnaissent le signal, elles se mettent à l’unisson et je retrouve plus vite équilibre et énergie.
La musique me sert aussi à maintenir une atmosphère créative, un état de concentration aisé lorsque j’écris ou que je peins.
Je l’utilise beaucoup en voyage, ça me permet de rester fraiche, de mieux gérer les effets du décalage horaire sur le corps, de recharger mes batteries.

 

Q : COMMENT DOIT-ON APPROCHER CETTE MUSIQUE POUR QUELQU’UN QUI NE CONNAIT PAS ?

J.Chollet :  Si l’on veut vraiment bénéficier au mieux de cette musique, il faut l’écouter en « écoute profonde ».
L’écoute profonde ou écoute consciente est un état dans lequel on se laisse totalement imprégner par la musique, on est 100% à l’écoute, pas seulement avec ses oreilles, mais avec tout son corps, tout son être. Cet état est celui dans lequel elle a été créée, c’est un état d’attention indivise, un état de totale concentration.

On peut soit s’asseoir très confortablement, en restant très centré, le dos bien droit, soit s’allonger (on tirera différents bénéfices des différentes postures).
Respirer profondément 3 ou 4 minutes, se concentrer sur sa respiration (respiration profonde), se centrer  sur son cœur, se laisser  aller, sentir son corps se relâcher et se laisser faire comme si on flottait sur une mer de sons.

Les sons agissent comme des quantas, des unités de conscience et ils entrainent une « résonance consciente » partout ou il y a blocage. Ils font résonnet les points de déséquilibre, là ou il y a un vortex d’énergies prisonnières, là ou il y a eu un trauma.

Une opération chirurgicale même si elle vous a sauvé la vie a occasionné un trauma au niveau des énergies subtiles. Après une opération, vous gardez une cicatrice sur le plan énergétique et alors que l’on s’occupe de résorber votre cicatrice physique rien n’est fait en général pour résorber votre cicatrice énergétique !

 

Q : CETTE MUSIQUE DÉCLENCHE DES IMAGES TRÈS FORTES CHEZ CERTAINES PERSONNES, EST-CE QU’ELLES DOIVENT ESSAYER DE CONTRÔLER CES IMAGES ?

J.Chollet : Non il faut surtout pas chercher à contrôler, le fait de voir des images, de voir des lumières, des couleurs vives, ça veut dire que les fréquences sonores qui arrivent au cerveau sont traitées par celui ci sous différents modes et redistribuées dans différents sens, cela se nomme la synesthésie.

Les auditeurs doivent laisser venir les images qui viennent, c’est comme si ils allaient au cinéma, voir le film qui se déroule sur l’écran de leur psyché. Ces images en provenance de l’inconscient ont un sens précis.
C’est comme si on plongeait sous le niveau de la mer et que l’on découvre ce qui se trouve sous les icebergs, on voit une image plus totale.
Il est bon de noter les images qui sont parfois très fugitives tout comme les rêves car en décryptant ces images, on comprend ce qui s’est passé dans les profondeurs de sa psyché.

Quelqu’un m’a envoyé son carnet intime des dessins qu’elle  avait faits pendant 2 mois de sessions d’écoute du CD INVISIBLE PRÉSENCE.
Cette personne écoutait la musique une à deux heures tous les deux jours en état d‘écoute profonde.

Au début, elle a commencé à voir sur l’écran de sa psyché des visages qui l’effrayaient, des visages hideux, grimaçants, pleins de colère et elle les a dessinés sur un carnet. Puis, quelques temps après ces visages devinrent neutres, sans expression particulière, et puis, peut être un mois plus tard, ils s’étaient transformés en visages rayonnants, pleins d’amour !
Cette personne a ainsi compris d’elle même qu’elle avait fait un grand pas vers elle, qu’elle s’était réconciliée intérieurement, qu’elle avait cessé d’être en colère et pouvait s’accepter et s’aimer .

 

Q : EST-CE QUE LA MUSIQUE PEUT OCCASIONNER DES TROUBLES, EST-CE QU’ELLE PEUT FAIT REMONTER DES ÉMOTIONS NÉGATIVES ?

J.Chollet : C’est sûr qu’elle est extrêmement interactive et qu’elle entraîne toutes sortes de réponses en fonction de l’état intérieur, du niveau de répression intérieure, des soucis, de la vie de celui qui l’écoute, et bien sûr en fonction de son vécu passé.

Lorsque vous allez chez l’acuponcteur, il met une aiguille sur certains points de façon à rétablir l’harmonie, l’énergie dans tel ou tel méridien énergétique.
Cette musique agit de même, mais l’aiguille,  c’est votre propre conscience qui la met pour ré étalonner le circuit.
Alors comme l’acuponcture, ça peut être douloureux en un premier temps car un blocage énergétique a été touché, mais ça signifie alors que ça fonctionne et que lq circulation énergétique a été rétablie.

De la même façon, lorsque les gens ressentent un froid intense à l’écoute de la musique, ça veut dire qu’ils sont en pleine transformation, en pleine subtilisation, qu’ils se rechargent avec des énergies de très haute fréquence. 
Certaines personnes répriment constamment leurs véritables sentiments par peur d’être jugés ou rejetés par les autres, alors, lorsqu’ils écoutent cette musique, il est possible qu’ils éprouvent un subit mal de tête.
Pourquoi ?
parce que la vibration de la musique les met en contact « conscient avec leur être réel et leurs véritables sentiments, alors par habitude, ils répriment et cela provoque une constriction des vaisseaux sanguins dans le cerveau. Il y a constriction quand il y a conflit, répression c’est douloureux parce que le sang peine à circuler.
Quand on prend conscience que chaque noeud émotionnel contient un amas de souffrance ancienne qui a été réprimé et dont on ne soupçonnait pas l’existence puisqu’il était emprisonné sous le seuil de conscience, lorsqu’on « ressent » cette douleur (maux de tête ou autres), on doit comprendre qu’on est en train de s’en libérer et remercier intérieurement pour cette libération!
En éprouvant de la gratitude on allège la perception souffrante on s’allège, on se libère on rétablit la fluidité de la circulation énergétique.

Une scientifique en avance sur son temps qui a passé de nombreuses années à faire de la recherche au CNRS, Jacqueline BOUSQUET a écrit:
« On ne peut supprimer une mémoire dans un gène qu’en revivant le sentiment qui l’a créée, à ce moment là, le gène peut être mis au point zéro, c’est à dire dans la lumière qui n’ayant pas de polarité va l’effacer totalement. »
cette observation prend tout son sens et corrobore ce que j’ai observé pendant de nombreuses années!

Hélas, beaucoup de gens confondent un état de paix réel avec une anesthésie de leurs propres sentiments !
La paix naît d’un sentiment d’harmonie profonde et de plénitude, pas d’un contrôle exercé sur sa spontanéité !


Q : VOUS DISIEZ QU’IL ÉTAIT PRÉFÉRABLE D’ÉCOUTER DEUX CD DIFFÉRENTS EN ALTERNANCE ?

J.Chollet : oui c’est très important car il faut rester frais, si on écoute toujours le même, au bout d’un certain temps notre mental reprend le dessus et prétend connaître la musique et il ne se passe plus rien. C’est pourquoi il est bon d’alterner avec l’écoute d’au moins deux CD, non pas un jour sur deux mais une semaine sur deux ou plus longtemps selon le besoin de chacun.

Dans tous les cas il ne faut jamais oublier que plus vous serez motivé, plus ce sera performant, parce que c’est le niveau de vérité que vous mettez dans votre démarche qui autorise ou non que des portes s’ouvrent et qui détermine le niveau d’efficacité de la démarche.
Vous avez donc votre propre partition à jouer!

Votre intention, votre motivation doivent être claires. Plus votre attente sera sincère, plus vous avancerez vite dans la guérison intérieure, sur le chemin de réunification de votre être.

 

Q : PAR QUEL CD IL VAUT MIEUX COMMENCER ?

J.Chollet : Les premiers CD disponibles étaient RENAISSANCE et INVISIBLE PRÉSENCE, ils ont très bien fonctionné et se sont avéré être des outils très efficaces, mais cela ne signifie pas qu’il faut absolument commencer par ces 2 CD là.

La progression des CD n’est pas linéaire, ce n’est pas 1, 2, 3, 4 etc. Et, je peux dire aujourd’hui, après pas mal d’années d’expérience et d’innombrables témoignages d’un grand nombre d’auditeurs que les premiers CD de la série semblent plus « difficiles » ou « exigeants » que les derniers! Mais là encore, tout dépend de l’état, de la condition, du passé, de la vie et du développement intérieur de celui qui l’écoute !

Il y a 17 ans que je suis sortie de ma forêt pour vivre à Paris et cela m’a rapprochée des gens, puis, j’ai beaucoup appris des auditeurs, durant les stages que j’ai organisés et pendant les salons où je sui en contact permanent avec eux.
En communiquant personnellement avec eux j’ai mieux compris comment les aider, et sans que ce soit une décision consciente,  j’ai créé des CD plus faciles d’accès, bien que cela varie toujours beaucoup d’une personne à l’autre.
Le CD RÉCONCILIATION apporte un réconfort rapide, il travaille sur le coeur et sur la relation que l’on a avec soi même et par conséquence avec les autres. Il est très équilibrant.
Le CD ESSENCE procure un bain de douceur céleste, il met en contact avec son essence, on peut très facilement s’en servir pour méditer.
Le CD PLÉNITUDE est excellent comme introduction et aide à la méditation, l’auditeur n’a rien d’autre à faire que se mettre à son écoute et l’état de méditation est là !
Le CD INFINITE JOY apporte de la joie, une énergie de vie très positive, il donne la pêche pour parler familièrement!
Après les évènements tragiques de Novembre 2015, j’ai pris conscience que beaucoup de gens étaient bouleversés et stressés et c’est ce qui m’a incitée à créer un CD plein de vie, de joie, d’énergie positive pour aider les gens à faire face aux évènements et accompagner avec bienveillance cette grande transformation un peu chaotique que nous vivons tous, depuis quelques années.

 

Q : VOUS APPELEZ VOTRE SÉRIE D’ALBUMS:
« A L’ÉCOUTE DU CŒUR, À L’ÉCOUTE DE SOI », QU’EST-CE QUE CELA SIGNIFIE ?

J.Chollet : Le SOI, c’est notre être, notre intégrité, notre essence, et le cœur, c’est le cœur de notre être, là ou se crée l’alchimie la plus subtile, c’est depuis ce centre qu’il rayonne.
Nos capacités créatrices n’émanent pas seulement de notre cerveau ou de notre esprit, elles émanent surtout de notre cœur.

La série de CD compose une sorte de fresque, un parcours, un itinéraire.
Chaque CD représente une étape de ce voyage, un repère sur le chemin de retour à SOI, mais le processus n’est pas linéaire, il est global et multi-dimensionnel. On peut commencer le voyage par n’importe quel bout, on arrivera toujours au centre de son être.

 

Q: SUR VOTRE CD SKY DANCING, VOUS AVEZ FIGURÉ UNE PYRAMIDE, POURQUOI?

J.Chollet : J’ai créé ce CD à l’époque où j’ai été invitée à participer à un Document filmé par une équipe de télévision Américaine sur la pyramide de KEOPS, le but du film était de déterminer si c’était avec l’énergie sonore que ses blocs de pierre monumentaux avaient été soulevé et comprendre certains de ses mystères.
J’ai passé une semaine sur place, j’ai joué du synthétiseur plusieurs fois dans la chambre du roi.
J’y ai eu des expériences vibratoires mémorables, très puissantes.

Lorsque on écoutait la musique que j’avais créée adossés aux murs de la chambre du roi, on percevait les fortes vibrations que provoquait la musique en traversant les blocs de pierre, ils vibraient comme du cristal !

J’ai eu aussi l’opportunité de me déplacer librement sur toute l’esplanade le matin très tôt, avant que n’arrivent les touristes. En Février 1997 la réfection du sphinx se terminait et j’avais tout loisir de l’approcher, de m’assoir sur ses pattes, de ressentir les vibrations qui émanaient de lui.
Un jour, je me suis mise en équilibre sur un pied pour mimer l’état d’équilibre parfait que je ressentais en face du sphinx qui me semblait être « à l’écoute », dans un état permanent d’écoute intérieure !
Ce CD est très spécial, de très haut niveau vibratoire, il permet d’entrer facilement en auto hypnose. Lorsque j’écoute la plage « Chœur des Anges », la compassion qui s’en dégage me touche énormément…

Une femme m’a dit un jour : Ce que j’aime dans votre musique, c’est qu’elle est plus une réponse qu’une question, quand je l’écoute, je ne me pose plus de question parce que j’ai les réponses !
Je trouve cette remarque très belle.

 

Q : LE FEEDBACK QUE VOUS APPORTE LE PUBLIC EST IMPORTANT ? IL VOUS AIDE À ALLER PLUS LOIN DANS LA COMPRÉHENSION DE VOTRE TRAVAIL ?

J.Chollet : Oui, parce que je ne sais pas tout! Mon expérience de la musique est si directe, si intense, si personnelle, et je suis toujours surprise de découvrir les multiples résonances qu’elle occasionne  chez les autres… C’est par le feedback des auditeurs que je progresse dans la compréhension intime de ses mécanismes et des multiples dimensions qu’elle touche et rend conscientes.

Personne n’entend la même musique car plus que la musique qui est inscrite sur le CD c’est sa propre « musique intérieure » que chacun entend et d’ailleurs, les auditeurs eux mêmes en font l’expérience.
Ils me disent :
« c’est incroyable! je n’entends jamais la même musique 2 fois de suite ! »
De même, lorsqu’ils réécoutent un CD qui leur avait paru difficile ou dissonant quelques années plus tôt et qu’ils en ont à présent une merveilleuse expérience, ils se rendent compte que ce sont eux qui se sont harmonisés, qu’ils ont évolué, qu’ils se sont réconciliés avec leur être profond !
C’est un outil de feedback  un outil de mesure du degré d’évolution et d’harmonie multi-dimensionnel.

 

Q : VOUS AVEZ COMMENCÉ CE TRAVAIL FIN 1984, COMMENT VOTRE MUSIQUE A-T’ELLE ÉVOLUÉ DEPUIS?

J.Chollet : Ma musique a évoluée autant que moi même, mais mon procédé de création est resté le même. Je ne peux toujours pas créer sur commande, faire des concerts, être en démonstration !
La création reste un échange très intime, un moment de profond contact entre le petit et le grand moi! Entre ce que je connais déjà et ce qui me dépasse !
J’ai apprivoisé cette part de mon être qui m’était inconnue ! J’ai gagné en cohérence, en conscience, en énergie, en confiance, en liberté, en santé et en légèreté !
Je ne perçois pratiquement pas de différence, aujourd’hui, entre l’état vibratoire dans lequel je crée cette musique et mon état quotidien, permanent.
C’est la preuve que j’ai réuni, réunifié, harmonisé, synthétisé les différentes dimensions de mon être pendant toutes ces années, à la fois en créant la musique et en l’écoutant beaucoup.
Je ne fais plus le « yoyo », ma ligne de flottaison reste harmonieuse et mon plexus solaire en est très satisfait ! Je laisse mes cellules faire leur travail, sans leur imposer de brusques changements de niveaux parce que je ne vis pratiquement plus d’états émotionnels dissonants ou que si cela arrive j’en sort très rapidement.
Mes cellules savent merveilleusement faire face aux multiples challenges qu’elles rencontrent et ce que je peux faire de mieux, c’est de les laisser se syntoniser et faire leur oeuvre en toute confiance et en toute conscience !

Confiance et conscience se conjuguent ensemble et le fossé que je devais franchir, au début, pour atteindre cet état d’attention indivise, l’état de création, s’est comblé.
Je n’ai donc plus autant d’expériences exceptionnelles d’ouverture de conscience mais plutôt la confirmation que « c’est là » tout près et que ça se manifeste si besoin en est…

 

Q : EST CE QUE VOUS POUVEZ NOUS PARLER PLUS PRÉCISÉMENT DE LA TRANSFORMATION QUI S’EST OPÉRÉE EN VOUS ?

J.Chollet : Au début de ma recherche, à l’époque ou je passais mes journées totalement immergée dans le son et la musique, je pars faire du ski sur une piste dans la forêt désertée par les touristes et j’entends soudain une musique symphonique ! Je l’entends haut et fort !  Je sursaute,  je prête l’oreille, interloquée. Je me concentre sur le son, pas de doute, une merveilleuse musique symphonique se répand dans l’atmosphère. Je scrute la foret alentour à la recherche d’un point d’où peut provenir le son, mais non, rien!  Il n’y a de haut-parleurs nulle part, aucune source possible de musique sur la piste.
Alors, j’ai du me rendre à l’évidence ! J’ai compris que cette musique que j’entendais fort à l’extérieur de moi, provenait, en fait, de l’intérieur de mon cerveau !
Mon cerveau jouait avec les harmoniques du son grinçant produit par la poulie d’un poteau de remonte pente, il transformait les harmoniques de ce son en musique !

Ce genre de chose s’est reproduit un grand nombre de fois par la suite et je retrouvais toujours le son originel qui avait occasionné ce type de manifestation.

Mon cerveau s’est transformé en cerveau musicien et ma perception du monde a changé, j’en perçois dorénavant d’abord la musique, n’importe où et dans n’importe quelles circonstances.
Tout est musique d’un orchestre que la plupart n’entendent pas et il en est de même dans nos cellules, elles émettent toutes des sons et souvent, quand les auditeurs ont des expériences d’écoute très enrichissantes, ils disent qu’ils ont senti leurs cellules se syntoniser et être elles mêmes la musique !

L’autre transformation radicale qui a eu lieu en moi a concerné l’énergie, mon énergie a changé, ma perception de l’énergie a changé !
Avant, j’adorais aller sur les manèges dans les fêtes foraines et expérimenter toutes sortes de sensations fortes jusqu’au jour où je suis retournée dans une petite fête foraine. Il y avait très peu de monde car c’était dans la journée, en semaine. Je choisis un manège, une chenille et me voilà embarquée !
Mais dès qu’il s’est mis à tourner, j’ai été prise de panique , j’avais la nausée, mon plexus solaire était en bouillie et je n’arrivais qu’avec difficulté à me cramponner à mon siège! Je suppliais intérieurement que le supplice cesse, mais comme j’étais seule sur le manège le patron du manège ma gratifia de plusieurs tours supplémentaires en croyant me faire plaisir !

Ce jour là j’ai su qu’une transformation radicale s’était opérée en moi et qu’il n’était plus question de jouer avec mon corps en l’exposant à des expériences de ce genre.
Le degré d’harmonisation subtile que j’avais certainement atteint ne pouvait plus s’accommoder de mouvements violents.

 

Q : QU’EST CE QUI VOUS A LE PLUS SURPRIS COMME EXPÉRIENCE ?

J.Chollet : J’ai vécu un grand nombre d’expériences ébouriffantes avec le SON et je ne peux pas toutes les citer! En voici quelques unes:
Un jour, je jouais sur mon synthétiseur avec un son à consonance très métallique et plus je jouais, plus le son se transformait… jusqu’à devenir une voix humaine, une voix de femme.
Ce n’était pas une expérience purement subjective puisque je l’ai enregistrée.
Je n’oublierai jamais cet épisode, car ce jour là, il y avait un plombier à la maison et il était venu jusqu’à mon studio à 50 mètres dans la foret pour me demander quelque chose.
Lorsque je me suis retournée, il était dans l’encablure de la porte, figé, transporté dans un autre monde, depuis près de 15 minutes, quand je me suis enfin aperçue de sa présence !
Il avait sur les lèvres un sourire angélique, il était rose d’émotion, je ne l’avais jamais vu ainsi, il était transfiguré !

Une autre fois, des voix très graves comme celles des moines tibétains émanaient de mon synthétiseur, si puissamment que je n’arrivais pas à en stabiliser le niveau ni à les enregistrer correctement.
Étais-je en contact par l’énergie avec de vrais moines, dans un vrai monastère ou bien étais-ce moi qui subconsciemment produisais ces sonorités ?

Mais la chose la plus étrange et la plus inattendue qui me soit arrivée, c’est quand mes synthétiseurs connectés ensembles se mettaient soudain à switcher leurs programmes, pendant que je jouais, ils jouaient leur propre partition, ils se joignaient à moi dans un concert total…
Des circuits résonants faits de très hautes énergies vibratoires s’étaient formés entre eux et moi, entre leurs propres électrons et les miens et provoquaient ces phénomènes aléatoires !
C’est là, l’expérience la plus émouvante que j’ai jamais vécue ! La démonstration que la vie est partout même dans les objets que l’on dit inanimés !
C’ étaient des instants uniques d’unité et de communication totale.

J’ai eu aussi de merveilleux rendez vous avec les oiseaux, des hérons, des oiseaux aquatiques qui venaient de l’Oise, à 800 mètres environ de mon studio.
A un certain point de la création, lorsque l’énergie vibrait très fort, je les voyais se poser très délicatement mais très précisément juste devant la fenêtre de mon studio! Parfois, certains tentaient même de pénétrer par cette fenêtre !
Là aussi l’émotion, la compassion me saisissaient et je me disais que j’avais réalisé mon rêve, nous partagions le même langage !
Je songeais alors à la flute de Krishna et au mythe d’Orphée…

Pourtant, l’expérience la plus singulière qui m’advint fut quand deux personnes, des amis d’amis que je connaissais à peine me demandèrent de venir écouter la musique dans mon studio.
Au bout de quelques minutes d’écoute en commun, je sursautais, ne reconnaissant en rien la bande qui passait sur mon magnétophone !
A la place de la musique que je connaissais, j’entendais une vraie cacophonie, des sons abominables, un tintamarre, une véritable horreur désarticulée !

Je crus tout d’abord que mes hauts parleurs avaient un problème ! Et puis, d’un coup, j’ai compris que j’entendais la musique réverbérée, distordue par les champs d’énergies déséquilibrés de ces deux personnes ! J’entendais à travers eux. Je n’en revenais pas ! J’étais médusée…
Bien sûr, eux ne se doutaient de rien et m’attribuaient sans doute cette éprouvante cacophonie !

Une autre fois le même phénomène s’est reproduit, en public  lors d’une conférence que je faisais dans une librairie spécialisée à Los Angeles !
Bien heureusement, la responsable qui m’avait invitée à faire la conférence avec audition de musique avait adoré mon CD CRÉATION et c’est pendant l’écoute publique de ce CD que l’on entendit soudain monter un son disharmonieux, tenace, extrêmement désagréable qui ruina l’écoute de tous !
Après vérification, rien d’anormal n’était arrivé sur un plan technique ! Mais, une ou deux personnes n’avaient sans doute pas pu se laisser traverser par les vibrations de la musique et ce que l’on entendait était le résultat de leurs propres dissonances !

Une autre expérience surprenante s’est produite, il  y a quelques années, en Pologne durant un atelier que j’animais avec le CD RENAISSANCE, dans un ancien château qui avait abrité, au fil des ans, des chevaliers en armures entourés de dépouilles d’ours empaillés, puis les membres de sections dirigentes du parti communiste.
Alors que l’audition du CD commençait et que nous étions tous très concentrés sur notre écoute, une sirène d’alarme se fit entendre avec un bruit assourdissant causant derechef l’arrêt de l’atelier ! Mais voilà, personne ne savait où se trouvait le boitier qui régissait l’arrêt de l’alarme en question ! Après avoir investigué systématiquement les lieux quelqu’un découvrit le fameux boitier et stoppa l’alarme, l’écoute du CD reprit et voilà qu’à nouveau après quelques minutes à peine, l’alarme retentit à nouveau !

Je demande au groupe s’il souhaitait effectuer l’écoute entière du CD? Oui, ils voulaient tous y parvenir. J’ai donc demandé aux participant de ses concentrer encore plus sur leur écoute et d’atteindre si possible un très profond niveau de calme, de paix et de confiance.
Cette fois le champ vibratoire cohérent, harmonisé et confiant que représentait le groupe réussit à désarmer et à surpasser la peur ancestrale qui devait régner dans ce lieu rempli de mémoires anciennes qui ne semblaient pas disposées, de prime abord, à faire place nette et à se laisser réharmoniser !

Ce même phénomène de distorsion du son s’est également produit plusieurs fois durant les stages d’évolution de conscience que j’anime depuis un grand nombre d’années, et tous ceux qui étaient présents ont entendu ces distorsions, pas seulement moi!
Aujourd’hui, lorsqu’elle se produit, j’accueille avec humour cette « surprise du chef » bien que ce soit toujours très impressionnant comme expérience !

En tous cas, tous ces ces phénomènes m’ont interrogée et fait progresser dans la compréhension de la très haute interactivité vibratoire de cette musique avec les lieux, les gens les animaux, les plantes, l’ensemble du vivant.
La plupart des phénomènes étonnants que j’ai observés commencent, à peine, à être expliqués scientifiquement.
Les « champs de torsion » de KOZYREV, indiquent le chemin mais ces découvertes sont encore considérées comme d’avant garde et pas vraiment acceptées par la science officielle « mainstream ».

On savait déjà que la conscience avait deux aspects ou plutôt deux états : l’un que l’ on peut qualifier de « non-local » ou « global » et l’autre de « local ».

Qu’est ce que ça veut dire ?
En état de création par exemple, en état modifié de conscience, d’expansion de conscience, j’expérimente la qualité « non-locale », la qualité « globale » de la conscience.
La perception que j’ai alors de la réalité dépasse le cadre tridimensionnel de celle ci.

Je suis partout en même temps, les dimensions du temps et de l’espace disparaissent, je vis une unité de conscience . (citation Régis Dutheil)

A l’inverse, nous percevons d’ordinaire le monde par l’aspect « local » de notre conscience, nous nous mouvons dans un monde régi par l’espace et le temps et dans cette perception là, on ne peut pas être partout en même temps, on est localisés dans l’espace/temps…

Lorsque les gens entrent en résonance avec la musique Multidimensionnelle, ils passent ainsi, parfois, d’un monde à l’autre, d’un état « local » de conscience à un état « non-local », ils « voyagent » dans d’autres dimensions de leur conscience… Cela parait magique parce que nous ne connaissons pas encore les attributs de notre conscience et que nous ne nous connaissons pas vraiment nous même !

De plus en plus de scientifiques étudient ces phénomènes dans des Universités comme Princeton, Stanford, l’Université du Nevada, à Tucson en Arizona, divers instituts se penchent sur cette question, comme l’institut des Sciences Noétiques à San-Francisco, l’Institut de Psychologie transpersonnelle à Palo Alto en Californie et bien d’autres encore, ainsi que dans divers instituts de recherche très avancés, en Russie.

Fin 1984, lorsque j’ai commencé ma propre recherche, rien de tout cela n’existait. A cette époque là, on faisait de la recherche sur le cerveau, pas sur la conscience et cette recherche se cantonnait à l’aspect physique, physiologique.

Aujourd’hui le phénomène de la « conscience » devient le nouveau champs d’investigation, le lien manquant qui va nous permettre d’identifier et de comprendre les anomalies de perception que l’on classe encore sous le terme fourretout de « paranormal », toute une phénoménologie de la perception.

Il semble que plus nous avançons dans l’unification de notre être, plus nous percevons à l’extérieur de nous même une image globale et unifiée de la réalité et plus nous sommes à même de constater l’impact énorme que notre propre conscience a sur la réalité qui nous entoure !

Durant ces quinze dernières années, la planète entière s’est transformée, la science est en train de changer de paradigme, la façon de voir le monde est différente. Nous vivons une nouvelle Renaissance.

 

Q : VOUS PRÉSENTEZ VOTRE MUSIQUE DANS DES CONFÉRENCES ET DES CONGRÈS INTERNATIONAUX?

J.Chollet : Oui, j’ai participé à la première conférences internationales sur science et conscience en 1999 à ALBUQUERQUE au nouveau Mexique, puis, en 2000, en 2001, et 2002 en même temps qu’à d’autres sur le Chamanisme, les modes alternatifs de guérison en Californie et sur les « états modifiés de conscience », puis, en 2006 à la première conférence sur la « Healing music » (la musique qui guérit) à SANTA FE etc…
D’autres congrès internationaux m’ont accueillie en Angleterre et au Portugal, à Lisbonne, mêlant chercheur Portugais et chercheurs Brésiliens qui sont très avancés dans l’étude des phénomènes psychiques…

J’ai toujours reçu un magnifique feedback durant les ateliers que j’ai animés au cours de ces congrès.


Q : QUELLE EST LA QUESTION QUE L’ON VOUS POSE LE PLUS SOUVENT ?

J.Chollet : Les questions qui reviennent le plus souvent sont :
Comment avez vous eu l’idée de créer cette musique ? »

Comme vous le savez à présent, ce n’était pas une idée mais un chemin de vie, ce n’est pas seulement de musique qu’il s’agit mais d’énergie, de son et de conscience aussi : une véritable alchimie de vie.
A l’autre question:
« Combien de temps faut-il pour être guéri et transformé par cette musique » ?

Je réponds invariablement: « un certain temps » ! Ce n’est pas une boutade, c’est simplement que ce temps est très différent d’une personne à l’autre, en fonction d’un grand nombre de facteurs et notamment de son propre niveau d’évolution. Niveau d’évolution ne signifie pas pour moi bagage culturel, non, c’est beaucoup plus profond que ça, et ça a à voir avec l’ouverture du cœur, le degré d’ouverture de chacun.

Ce qui est indéniable, c’est que considéré en rapport à d’autres techniques, la progression est très rapide, vraiment très rapide car c’est une transformation directement vibratoire qui opère dans l’instant même où l’on se met en résonance avec la musique !


Q : PARLEZ NOUS DE L’AVENIR, QUEL SONT LES PROCHAIN DÉVELOPPEMENTS POUR LA MUSIQUE MULTIDIMENSIONNELLE ?

J. Chollet : Je suis maintenant dans une phase horizontale après la verticalité de ces dernières années: le développement de différentes plateformes de présentation et de distribution de la Musique Multidimensionnelle en Europe et sur le continent Américain .

Une de mes ambitions est d’entraîner les gens qui se croient non créatifs à découvrir leur propre créativité. La créativité est la chose la plus contagieuse qui soit, elle se propage plus vite que la lumière.
Grâce aux ondes THETA, ondes cérébrales qui sont présentes dans ma musique, les gens peuvent accéder à la source même de leur ADN et stimuler des capacités enfouies inconnues qui n’attendent que leur signal pour se manifester.

Nous sommes des champs d’énergies en perpétuel mouvement en perpétuel devenir, à nous de prendre nos responsabilités et de mettre en œuvre ce qui est encore à l’état latent en nous.
Notre ADN semble comporter une grande partie de codage « vacant » pourrait-on dire, et dont personne ne sait quel est son rôle ? Il n’est pour ainsi dire qu’un tout petit peu actualisé…
A quoi est destiné ce « junk » ADN comme ils disent ?

Les scientifiques ne comprennent pas  encore l’utilité de cette part vacante de notre ADN (parce que leurs connaissances actuelles ou les limites de leur propre conscience ne leur permet pas de concevoir) alors, ils le qualifient de « junk » (poubelle, déchet, impropre, inutile) !

Je suis personnellement certaine que ce n’est pas le cas. Il y a une telle harmonie du vivant, une imagination si extraordinaires à l’œuvre dans nos cellules qu’il me semble inconcevable que notre ADN puisse comporter de parties inutiles !Mais, sans doute faut il que notre propre conscience se développe encore pour pouvoir appréhender les parties manquantes d’un paysage qui ne peut se révéler à nous que lorsque nous en serons capables…

N’oublions pas que la vie, le vivant est une dynamique en constante évolution. Ne nous reposons pas sur le passé, les habitudes, les fausses certitudes, les croyances que nous ne remettons pas assez souvent en question.

Mettons nous à l’écoute de notre coeur et de notre corps, celui-ci nous envoie les messages adéquats, les vraies réponses, il nous emmène coûte que coûte sur la route de l’évolution en créant des réponses nouvelles aux défis d’un environnement en plein déséquilibre: pollution extrême, disparition progressive de la biodiversité, déséquilibre climatique,  etc…

Notre responsabilité est engagée plus que nous ne le réalisons!
Devenons les acteurs de notre propre devenir, nous avons été pendant assez longtemps victimes de nous même, inversons les polarités, inversons les rôles !

N’oublions pas que l’évolution se fait par sauts quantiques, on passe tout d’un coup d’un niveau d’organisation à un autre plus perfectionné et auquel rien de linéaire ne semblait nous destiner.

Notre mental  qui fonctionne sur un mode linéaire ne peut donc envisager ces sauts d’ordre quantique!
Pour lui, rien d’autre n’existe que le fil linéaire qui nous relie du passé au présent et à l’avenir.
La linéarité de ce fil est une illusion, une vue de l’esprit comme on dit vulgairement, hors notre esprit fonctionne justement sur un mode quantique, non sur un mode linéaire !

Je n’en veux pour preuve que ma propre expérience, rien de visible ne semblait me destiner à créer cette musique, je suis née dans un petit village, mes parents n’avaient pas de relations bien placées comme on dit ni avec la télévision où j’ai fait mes premières armes et où j’ai découvert les pouvoirs cachés du son, ni avec le monde de la musique. Si je me retourne sur mon propre parcours il devient évident que c’est par sauts quantiques que mon destin s’est écrit ! Rien de linéaire dans la suite d’évènements à caractère synchroniques qui l’ont façonné. Aujourd’hui encore, j’arrive à peine à y croire !
Et pourtant sans ces synchronicités, sans ces rencontres apparemment improbables, sans ces chocs du destin, rien de ce qui est aujourd’hui n’aurait été. C’est pourquoi je voudrais transmettre ce message que nous sommes tous des créateurs, créateurs de nous même, et co créateurs tous ensemble.

La transformation qui s’est opérée en moi est immense et sans ça je n’aurais pas pu accoucher de cette musique ni la retransmettre à tous pour leur donner les outils de leur propre transformation et de notre évolution à tous. La chose la plus importante peut être a t’elle été d’avoir confiance dans l’aventure qu’est la vie et de ne rien garder pour moi mais redonner ces cadeaux reçus à d’autres, aux autres pour que l’aventure continue et parce que c’est en donnant que l’on reçoit.

 

L’écoute de la musique que j’ai créé fait résonner cet ordre quantique profond, elle nous ressource à la racine de notre être, dans notre ADN ouvert à des possibilités insoupçonnées, prêt à créer son propre devenir.

Où en sommes nous en cet instant décisif de la croisée des chemins ?

Nous nous sommes dépossédés nous même de notre pouvoir, de notre capacité infinie à nous transformer.
Nous avons abandonné aux spécialistes la gestion de la plupart de ce qui est notre propre héritage.
Notre santé est aux mains des médecins, notre voiture aux soins des garagistes,
Ce sont des « spécialistes de la communication » qui nous apprennent à communiquer, des spécialistes de l’éducation qui nous disent comment élever nos enfants,  des spécialistes de la religion qui nous guident sur le chemin de l’esprit, etc.

Je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée émue pour le millions de formes de vie, d’êtres que j’ai côtoyés dans la forêt Amazonienne et qui sont de véritables virtuoses de la communication: un monde végétal en constant échange, en constante symbiose et en constante création ! Mais bien sûr on détruit à coups de bulldozers cette forêt, cette matrice de vie, cette source d’oxygène !

Mais tout cet héritage est le nôtre! C’est nous découpés en tranches pour les besoins de l’analyse!
Et c’est à nous d’en reprendre possession, à nous de nous reprendre!

Les mythes, la science, l’histoire parlent tous de nous sous différents angles bien sûr, mais c’est de nous qu’il s’agit.
Au même titre que L’ADN c’est nous!
L’Égypte et sa mythologie c’est nous aussi! Et les Quantas, c’est nous!
Les molécules d’esprit ou d’autre chose, c’est nous !
Et la nouvelle révolution c’est celle de notre conscience et de nos cellules !

Quand on vit dans ses pensées, coupé de son corps, on se coupe aussi de ses ressources et on s’éloigne du sens de la vie, car ce sens de la vie se cache à l’intérieur de nos cellules, au cœur de notre être, au sein de nos filaments d’ADN qu’ils soient à l’état actif ou encore latents.

Lorsque j’ai décidé de m’intéresser à moi même, au vivant, au mystère qui se cachait à l’intérieur de mes cellules, j’ai compris que « le son était la navette spatiale et la navette spéciale » qui pouvait me transporter là!
Le son génère de l’énergie, cette énergie considérable, on peut alors la mettre au service de la création.

Et au lieu de se créer des maladies qui ne sont que des rappels à l’ordre du corps, on peut se créer soi même, on peut développer ses capacités créatrices, créer son propre devenir, on peut créer des supports afin de démultiplier la création.

Cette musique qui m’a crée en même temps que je lui donnais naissance est vivante. A son tour elle crée et tout retourne à l’univers qui me l’avait offert afin de se démultiplier. C’est ça la co-création…

Mais j’ai aussi d’autres rêves que j’espère réaliser. Je ne sais pas si vous êtes familiarisés avec les travaux du chercheur Suisse Hans Jenny.
Il a montré qu’on pouvait faire des architectures de sons qui créent des formes, qui sculptent la matière dans du liquide, dans du sable etc…Et vous voyez l’architecture, la géométrie qui sous-tend la matière.
Car c’est le son qui crée la forme. C’est le son qui anime notre univers formel, depuis nos cellules jusqu’aux étoiles c’est une véritable symphonie !

Il y a quelques années, Je n’avais qu’une idée en tête: voir les sons de ma musique, alors, un jour, j’ai mis des bâtons d’encens devant les hauts parleurs de mon studio et j’ai pu admirer les tourbillons savants, les couches, les vrilles en suspension dans l’air, c’était magique !

J’aimerais faire découvrir cet univers invisible des sons et de l’énergie si impalpables et si beaux, je pense que ça ouvrirait une porte à beaucoup …

On pourrait imaginer un lieu ou les gens viendraient pour être « inspirés », pour se recharger en carburant « inspiration ».
Les grande puissances sont à la recherche de pétrole mais le vraie carburant du futur, c’est l’inspiration ! Et là, pas de risque d’en épuiser les ressources !

Cette salle se nommerait « INSPIRATORIUM ».
Et en même temps qu’ils écouteraient certaines musiques spéciales, les gens verraient leur aura projetée sur une sorte d’écran.

Ils apprendraient ainsi à être plus conscient de leur champ aurique et de l’immensité, de l’instantanéité, de la beauté des mondes cachés à leurs yeux mais qui dispensent sous de multiples dimensions les trésors qui les constituent.

 

Q: AVEZ VOUS DES PROJETS CONCERNANT LA RECHERCHE, LA SANTÉ, L’ÉDUCATION ?

J. Chollet : En ce qui concerne la recherche, il y a nombre de domaines à investiguer, que sait-on de ce champ vital de ce « bio plasma » ?
Pas grand chose… Est il d’ordre exclusivement électromagnétique ? Non !
Certaines expériences montrent qu’il ne l’est pas, elles infirment ce que l’on croyait de prime abord !
L’ETHER … KOZYREV.

L’étude approfondie du champ vital d’énergie (Life field) indiquerait certainement que plusieurs mois, plusieurs semaines avant que ne se manifeste une maladie grave, on observe de grandes distorsions dans ce champ, on pourrait alors observer ce que « X » sessions avec la Musique Multidimensionnelle rétablit comme équilibre du champs concerné, cela permettrait de manifester vraiment la vocation de prévention de la Musique Multidimensionnelle dans le domaine de la santé.

Ce serait fantastique si un hôpital ou une unité de prévention ou un hôpital universitaire se portait volontaire pour lancer un programme de ce type. Je pense que nous possédons déjà la technologie nécessaire à ce genre d’investigation.

On pourrait faire la même chose en ce qui concerne les femmes enceintes qui ont été diagnostiquées avec un risque de malformation fœtale, et on pourrait voir quelle action harmonisante et régulatrice la musique peut exercer sur le fœtus.

De même, la Musique Multidimensionnelle pourrait être écoutée comme agent régulateur du champ, lors d’interventions chirurgicales lourdes, lors de chimiothérapies lourdes et destructrices pour nombre de tissus.
Par contre, je ne crois pas à l’intérêt d’une étude sur des cellules isolées, car nous sommes une unité psycho- somatique et je ne crois pas qu’on puisse apprendre vraiment en isolant les facteurs.

En ce qui concerne l’éducation, je pense que c’est là le champ le plus fécond d’applications possibles pour la musique que j’ai crée, à la fois parce que c’est certainement le plus crucial pour l’avenir et aussi parce que c’est le moins coûteux.

L’impact de la Musique Multidimensionnelle sur les enfants qui présentent des syndromes de déficit d’attention ainsi que pour les enfants hyperactifs est très fort.

Pourquoi ne pas l’introduire à l’école pour développer les capacités créatrices et d’attention des enfants ?

Voici une preuve de l’interaction incroyablement positive de la Musique Multidimensionnelle sur un enfant de 7 ans.

Celui ci a manifesté spontanément par un dessin qu’il a réalisé avec ses deux mains en même temps, une parfaite synchronisation de ses deux hémisphères cérébraux pendant qu il écoutait un de mes CD.

 

 

D’autre part, j’aimerais pouvoir mesurer son impact sur des gens déjà hyper créatifs, des artistes, des scientifiques, des inventeurs.
Il y a longtemps que je rêve de pouvoir développer un programme spécial à cet effet.

Un autre terrain d’application évident, ce sont les gens en fin de vie, ceux qui se trouvent dans des centres de soins palliatifs, ceux qui se préparent à leur ultime transformation et qui souffrent ou bien sont en proie a un stress énorme du fait de la peur de la mort.

Je serais tentée par d’autres expériences de ce type dans d’autres hauts lieux, (que la grande pyramide) mais je pense que l’on pourrait aussi guérir des lieux qui ont grand besoin d’être restaurés, des lieux dont l’énergie vibratoire ou le champ électromagnétique a été distordu suite à des évènements traumatisants tels que massacres, grandes souffrances humaines ou animales, ou bien des lieux qui ont été victimes de pollution électromagnétique, chimique ou industrielle.

Les lieux aussi enregistrent tous les types d’ énergie et lorsqu’ils ont été perturbés, ils continuent de provoquer des distorsions et d’entrainer un processus de résonance négative dans l’atmosphère qui les entoure.

Ce sont là quelques uns de mes rêves, je les offre à l’univers afin qu’il me donne les moyens de les réaliser, de les accomplir.

© Jacotte Chollet .

 

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