INTERVIEW DE JACOTTE CHOLLET

Née dans les montagnes du Massif central, Jacotte Chollet a suivi son cursus à l’Université de Grenoble où elle a obtenu une Licence en Anglais et Linguistique ainsi qu’une Maîtrise d’Anglais.

Durant les 14 années suivantes, elle a été assistante puis Réalisatrice et co-Productrice avec André Voisin, de films Documentaires à la télévision française.
Ces films à caractère humaniste l’ont conduite :aux USA, Canada, Liban, Israel, en Irlande du nord et du sud, en Papouasie Nouvelle Guinée, au Kenya des Masais, au Népal, en Thailande, en Laponie, au Maroc, en Côte d’Ivoire, au Bengladesh, au Yemen du nord, en Haïti...

En 1978, Jacotte Chollet et son mari, collaborateur de toujours, André Voisin délaissent l’aspect ethnographique et social de leur travail .
Dorénavant, ils s'attachent à souligner ce qui unit les hommes plutôt que ce qui les distingue.
Cette démarche synthétique peint l'essentiel de ce qui caractérise l'humain en dépit des différences de races ou de cultures.

Ils produisent alors trois séries de documents :
"La roue de la vie"
(8 documents de 1H chacun) qui synthétise les visions orientales et occidentales de la vie, de la naissance à la mort, "Chasse à l’Homme" (8 documents de 1H chacun) qui étudie les phénomènes de la perception, du langage, de la communication, de l’agressivité et du dépassement de soi.
Leur dernière série : " La Passion de la Vie " (4 documents de 1H chacun) s'intéresse aux mondes de l’inconscient et du subconscient appréhendés au travers de la thérapie primale d’Arthur Janov...
C'est une sorte d’ethnographie de la psyché ouvrant sur la vision d'un avenir différent.


Jacotte et André ont permis au public Français de découvrir des penseurs, philosophes, chercheurs de pointe de cette époque tels que :
Karl Pribram, David Bohm, Fritjof Capra, Stanislas Grof, Philippe Lavastine, Paul Mac Lean, Karl heinz Stockhausen, Leonor Fini, Norman Couins, Jean Charron, Dr F Leboyer, Dr Michel Odent, Stéphane Laberge, Kishomaru Ueshiba fondateur de l’Aiikkido, Arthur Janov, Marilyn Ferguson et Krishnamurti … parmi d’autres.
Q : Fin 1984 changement de direction, qu’est-ce qui vous pousse à passer du film à la musique et au son ?

J.Chollet :

Si je fais un retour en arrière, je m’aperçois que la musique et le monde des vibrations ont toujours été très présents dans ma vie. Je suis née dans un pays de montagnes, de ruisseaux, d’eaux courantes et des forêts, ce furent mes premières musiques, mes premières harmonies, celles de la nature.
Près du village de mon enfance, il y avait un train, qui en traversant la forêt, projetait des étincelles sur les aiguilles de pins très secs en été . Je m’éveillais souvent en sursaut la nuit en hurlant :
"Il ya le feu ! Il ya le feu !" Et ma mère répondait :
"Calme toi ma chérie, il n’y a pas de feu, rendors-toi vite!" et quelques minutes après, on entendait la sirène des pompiers !


Je crois donc que j'ai toujours été extrêmement sensible au monde des vibrations, mais je n'en n'ai pris réellement conscience que beaucoups plus tard et le fait décisif dans mon changement d'orientation a été la mort subite de ma mère et tout ce qui s'en est suivi …
Et puis, André aussi a joué un rôle essentiel dans la matérialisation de cette nouvelle direction, il m'a encouragée dans cette voie.



Q:
Qu’est qui vous a poussée vers cette musique ?

J.Chollet :

J'ai été guidée, attirée, propulsée, parfois rudement vers ce nouveau champ d'expérience par tout un ensemble d'évènements. Quand une dimension nouvelle de la spirale se déploie, il faut activer la grande roue.
La période de gestation a été longue et douloureuse, j'avais l'impression que personne ne me comprenait. Je me disais: je suis enceinte de quelque chose mais quoi ?

J'ai mis plusieurs années à accepter ce cadeau, j'allais dire ce fardeau!
Que ce soit la musique qui m'appelle, je ne pouvais y croire, car pour moi, musique rimait avec sublime et je ne me sentais pas cette capacité là, c'était trop grand, c'était trop beau pour moi!
Et puis les femmes ne sont pas compositeurs, elles sont dans le bel Canto, elles jourent de la harpe ou du piano, du violon ou de la flûte, pas du synthétiseur!


J'ai donc freiné autant que je pouvais sur le chemin de cet accomplissement mais sans pouvoir arrêter le véhicule! Le caractère à la fois imprévu et mystérieux de cette aventure m'a attirée, passionnée, captivée.



Q: Comment vous la définiriez cette musique ?

J.Chollet :

La différence fondamentale entre la musique Multidimensionnelle et d’autres musiques, c’est qu’elle n’est pas écrite, elle n’est pas non plus improvisée suivant une trame comme le Jazz ou la musique Indoue par exemple.
Elle naît du recueillement, de l’écoute intérieure et d’une navigation au fil des énergies, des tonalités, des vibrations et de la résonance qu’elles font surgir en moi .

Cette expérience est unique et totale et ne peut être réduite à des symboles. Ce n’est pas seulement un rêve de l’esprit ou un chant de l’âme, c’est une expérience vibratoire, une manifestation spontanée, une signature de mes mondes intérieurs, un voyage .


Q : Vous créez cette musique à l’aide de plusieurs synthétiseurs de son, qu’est-ce qui vous à poussé a utiliser un synthétiseur plutôt qu’un instrument de musique classique ? Vous avez étudié le piano dans votre enfance?


J.Chollet :


Oui, j’ai fait deux à trois ans de piano ce qui était suffisant pour que j’ose m’aventurer seule sur un clavier mais pas suffisant pour m’enfermer dans des conventions.
Quand je me suis tournée vers la musique, les synthétiseurs venaient juste d’apparaître sur le marché.
J’y ai vu un signe du ciel, c’était ça le nouvel instrument avec lequel j’allais créer.

En fait, j’ai été attirée par les synthétiseurs pour bon nombre de raisons, toutes aussi importantes à mes yeux. La première de ces raisons c’est le son .
Un synthétiseur s’occupe d’abord de son . On sythétise le son à partir de ses composantes élémentaires.
Et puis, ce monde du son m’apparaissait plus ouvert que celui de la musique qui a tout un passé de traditions, de modes
et de conventions.

Mais il faut dire que pour moi, la musique est un champ qui s'étend bien au-delà de l'humain.
Il n’y a pas que l’homme qui fasse de la musique dans l’univers, les insectes, les oiseaux, les dauphins, les étoiles, les planètes s’expriment en musique !
Je voulais rendre ce qui m'avait bercée, ce qui m'avait nourrie dans mon enfance ces harmonies de la nature, je voulais créer une musique qui soit vraiment universelle…

La seconde raison de ce choix, c’était la liberté, au début des années 80, on n’avait pas besoin d’aller au conservatoire pour se servir d'un synthétiseur!
Il n'y avait personne pour imposer de dogme vérité, le champs était libre de toute empreinte…



Q : C’était donc la nouveauté de l’instrument qui vous attirait ?


J.Chollet :


Non, pas seulement sa nouveauté, sa capacité, sa flexibilité, son immediateté, son incroyable richesse …
Quand j’étais à la télévision, bien que je sois productrice et réalisatrice, je n’ai jamais pu tester mes vraies capacités créatrices, je dépendais de trop de facteurs extérieurs.

Au contraire, avec mon synthétiseur, je devenais maître de tous les paramètres .
Je pouvais être en même temps la chanson, le compositeur, les solistes, l’orchestre le chef d’orchestre, l’ingénieur du son et le public !
Mon expérience était totale, ma responsabilité aussi, j’avais un contrôle suffisant sur la machinerie pour pouvoir ouvrir tout grand les vannes de l’inspiration, rien d’extérieur ne pouvait me restreindre.

Mon seul désir était d’échapper à toute limite, de me fondre dans la musique, de respirer la musique, d’être musique.
Mes mains sur le clavier devenaient elles mêmes instruments d’un orchestre invisible, exprimant mes moindres émotions, mes moindres sensations, les inclinations les plus cachées de mon âme. C'était unematérialisation immédiate de l’inspiration avec résonance et feedback instantanés .

Pour la première fois de ma vie, je pouvais aller jusqu’au bout de mon inspiration, sans compromis, pour la première fois je pouvais vivre le pur flux de mon intuititon et la vérité de l’instant créateur hors du temps…
Quand j’utilisais des fréquences ultra basses, elles déclenchaient des vibrations dans tout mon corps, dans mes jambes, dans mes pieds. Ce n’était pas un jeu intellectuel, c’était dans mon corps, je ressentais l’incroyable pouvoir du son!
Et dans les fréquences ultra aigues, c’est comme si l’on cessait de pouvoir identifier l’origine des sons, c’était partout, il n’y avait plus de limite.
Au début j’avais des synthétiseurs analogiques et je pouvais naviguer manuellement des basses aux aigus des infrasons aux ultrasons et voir l’éffet que ça avait sur moi.
J'ai tout d'un coup réalisé que nous vivions la plupart du temps dans une étroite bande de fréquences que nous prenions à tort pour la totalité.
Dès que je m’ aventurais dans les franges, les sons se mettaient à réagir autement, les aiguilles de mes potentiomètres s’affolaient comme en proie à une hypersensibilité subite provoquée par les très hautes fréquences, il me fallait en quelque sorte retenir le son, le contenir comme on retiendrait par la bride un cheval au galop !



Q : Est-ce que vous avez développé une méthode systématique d’exploration des différentes fréquences?

J.Chollet :


Non, je suivais mon intuition mais j’étais totalement dans l’expérience, à la fois sujet et objet .
D’abord je créais des sons, je jouais avec, certaines formes d’ondes m’attiraient plus que d’autres et je les laissais m’entraîner là ou l’esprit m’appelait.
Ces sons étaient mes guides vers l’inconnu. J’avais le sentiment qu’ils étaient venus d’un monde subtil, des êtres faits de "son" venus d’autres dimensions pour m’éduquer en cette nouvelle science, dans ce mystère du son .
Je ne cherchais pas à les enfermer dans des structures pré-établies, au contraire je les laissais m’entraîner à leur suite.
Je ressentais très vite l’énergie se manifester en moi, mes cellules s’ouvir à des niveaux vibratoires de plus en plus élevés.
Les sons-énergies visitaient mon corps en décelant tous les obstacles, en faisant sauter peu à peu tous mes blocages.

Je vivais une illumination intérieure, une danse de l’énergie. La musique qui se déroulait sous mes doigts possèdait un pouvoir étrange, elle m’entrainait dans des états "différents" de conscience.
J’avais la sensation de n’avoir plus de corps et de me mouvoir librement dans des espaces infinis, portée par les sons.
J’avais le sentiment de voyager dans d’autres galaxies à des vitesses intersidérales, dans des espaces de lumière merveilleusement beaux et limpides, sans aucune entrave, et sans "frottements" malgré l’extrême vitesse de déplacement ressentie !
J’ étais en contact direct avec mon essence, mon être, mes origines …
Parfois, je regardais mes mains s’activer sur le clavier comme si elles possèdaient une vie autonome. Parfois, dès les premières mesures, j’avais l’impression que je connaissais déjâ cette musique et je n’avais dès lors qu’à la laisser se dérouler sans autre intervention…


Parfois, juste au son du toucher sur le clavier, j’entendais un son pur, une résonance claire et je savais que ce jour là, j’étais déja harmonisée, tout était déjâ là !
A d’autres moments, il me fallait "décrasser"la machine, faire un vrai travail pour éffacer mes préocupations, "me mettre en phase" et détecter quelles eaux troubles m’empêchaient de boire à la source…
Sans aucun doute j’étais en proie à une intense transformation, je m’harmonisais, je me subtilisais, je me mettais moi même au monde .

Quand j’écoutais ce que je venais de jouer, j’étais sidérée ! Je ne pouvais pas croire que cette musique fut née de mes mains sur le synthétiseur !
Elle me semblait si vaste, si étrange, on aurait dit qu’elle venait d’ailleurs.
Pendant les écoutes, mon énergie se transformait à nouveau et j’éprouvais un froid interieur intense, un froid Siberien… Il me fallait prendre des bains chauds pour récupérer un peu de chaleur ! Tout ça était bien étrange …
Mon âme exultait pendant que mon esprit cartesien s’en trouvait troublé, dépassé…
Et personne pour m’expliquer quelle alchimie subtile régissait énergie, conscience, son et musique ? J’étais confrontée à moi même…


Comment pouvais-je être à la fois si petite et si grande, si finie et si infinie ? Comment pouvais je basculer aussi facilement d’un état à l’autre, de l’unité au doute et aux tentatives avortées d’explications rationnelles ?> A la recherche de réponses, je partais en voyage sur les trâces de Pytagore dans l’île de SAMOS, je visitais le temple d’Esculape sur la côte Turque puis je m’imprégnais des énergies à Delphe et Epidaure…
Je me sentais attirée par cette lignée de gens qui avaient soigné et guéri avec le son et la musique, en des temps anciens.


Mais un des premiers êtres qui m’ait directement influencée fut Krishnamurti .
J’avais collaboré à un film sur lui fait par André Voisin en 1972.
Krushnamurti y parlait d’une façon d’être en prise directe avec soi et avec le monde par l’exercice de l'attention indivise.

Il avait dit très clairement qu’on ne se servait que d’une partie infime de nos capacités mentales, de notre potentiel...Ses parole avaient résonné en moi et depuis j’étais à la recherche de ce potentiel inconnu, de cette autre façon d’être... Je voulais toucher la source de mon être, connaître ma réelle identité, c’étaient ça mes buts.



Q: En quoi la musique Multidimensionnelle diffère-t’elle d’autres musiques ? / Qu’est-ce qui la rend multidimensionnelle ?

J.Chollet :


C’est l’effet qu’elle provoque qui est multi-dimensionnel !
Elle augmente le taux vibratoire et affecte les multiples dimensions de notre être, notre corps, notre énergie, notre âme, notre esprit !
Nous ne nous résumons pas aux seules 3 ou 4 dimensions que nous connaissons.
Quand on traverse le point d’immobilité parfaite à l’intérieur de soi, on entre dans une autre dimension, une autre réalité définie par une autre longueur d’ondes, une autre fréquence, une autre échelle harmonique.
Nous entrons dans le "monde multidimensionnel" nommé aussi "hyper espace" .


Dès le départ cette musique s’est montrée multi-dimensionnelle, c’est pourquoi je l’ai nommée ainsi !
Ceux qui l’écoutaient perdaient la notion habituelle de l’espace et du temps. Ils éprouvaient des vibrations, des montées d’énergie, toutes sortes de sensations dépassant ce que l’on éprouve en général à l’écoute de la musique ! Ils voyaient des couleurs vives, des lumières, sentaient leurs "chakras" ( centres énergétiques) s’activer, se trouvaient transportés dans d’autres dimensions.
D’autres voyaient se dérouler sur l’écran de leur psyché des scènes d’autres temps, ils se trouvaient projetés dans l’avenir, certains se voyaient catapultés à l’ intérieur de leur ADN ou dans leurs propres cellules, ils ressentaient des organes dont on n’a pas habituellement conscience comme leur système glandulaire ou éprouvaient des courants électriques qui leur parcouraient le corps etc…La musique les transportait dans toutes sortes d’états "modifiés" de conscience…



Q : Et ces effets découlent de votre processus de création ?


J.Chollet :


Bien sûr !
Je pars d’un état vibratoire et au fur et à mesure, mon énergie se transforme et je passe dans un autre univers, un monde subtil avec d’autres lois et d’autres vibrations. Je ne sais jamais s’il y aura une musique au bout de la démarche, mais je ne sais non plus créer dans un état ordinaire de conscience…
Je ne peux toucher la musique qu’en atteignant cet espace intérieur, ce monde ou la création se crée et se recrée sans cesse, cette matrice de l’univers .
C’est un espace de co-création et parfois je me demande si c’est bien moi qui crée ou bien si c’est la musique qui me créée ou si je ne suis qu’un résonateur d’autres espaces et d’autres dimensions ?



Q : Vous ne faites donc jamais de concerts, vous ne jouez jamais deux fois la même musique ?

J.Chollet :

Pour que le son soit créateur et transformateur, il faut que je le crée en même temps qu’il me crée, je ne peux donc jamais le re-produire. Je ne peux que le co-créer en étant a son "écoute-active".
Je pense que je pourrais un jour créer cette musique avec un public qui se sent impliqué dans ce procéssus d’expansion de conscience, mais ce serait un nouveau type de concert d’energies co-créé avec le public !
La seule chose qui me fascine vraîment, c’est créer, dépasser mon connu, chaque atôme d’énergie que je possède est tourné vers la création.



Q : Votre musique est donc une sorte de réflexion, de méditation, un processus d’auto apprentissage et quand les gens l’écoutent, ils participent à ce processus ?

J.Chollet :


Exactement, les tonalités de cette musique sont des sortes d’ "espaces de conscience", ils donnent un espace à la conscience qui peut ainsi être perçue en tant que telle et s’exprimer.
Quand ils les écoutent, les gens résonnent à ces tonalités, et cette résonance déclenche une mise en contact avec leur source, leur propre conscience élargie qui leur délivre sous des formes diverses le ou les messages qu’ils doivent intégrer pour se ré harmoniser.
Je ne suis d’ailleurs pas la seule à exprimer un tel concept, j’ai été précédée par des maitres dont le musicien et maitre Soufi HAZRAT INAYAT KHAN. Dans son livre :
"Le Mysticisme du Son" il est écrit :
" La création commence avec l’activité de la conscience nommée vibration, et toutes vibrations jaillissant de la source originelle sont identiques, elles ne diffèrent que par la tonalité et le rythme qui les forcées à se mouvoir…
… Le Son donne a la conscience une évidence de son existence bien qu’en fait, ce soit la partie active de la conscience qui se transforme en son.
Le connaisseur finit par se connaître lui même, en d’autres termes, la conscience prend connaissance de sa propre voix…/…
Chaque atome de l’univers avoue par son ton: " Mon origine n’est autre que le son".

C’est ce que toutes les traditions ont dit, c’est ce que veut dire : Au commencement était le verbe et le verbe était Dieu…
Je sentais bien, en moi, le coté "sacré" de la chose…Je vivais ce "sacré" au cœur même de la cré-ation musicale, dans son éssence , je vivais le "ça crée"
Je trouvais aussi quelque information sur Pythagore et sur l’évolution de la musique depuis les temps anciens dans un autre livre, celui de:
Dane RUDYARD
: "La magie du ton et l’art de la musique":
.../ "Il semble que Pythagore ait insisté sur les effets thérapeutiques des sons qui deviennet des tons capables de transmettre
la volonté, l’énergie et la compassion de celui qui les a produits après s’être purifié , et de remettre en phase avec le rythme dela force vitale universelle."



Q : Retournons maintenant à ce qui vous a réellement poussée à quitter le film pour la musique, c’était quoi l’enjeu pour vous, à cette époque ?

J.Chollet :


Un jour, il est temps d’ETRE vraiment, il est temps d’être SOI même!

J’ai réalisé qu’il y avait une chose dont je ne savais pas grand chose, bien que j’ai parcouru la moitié du monde, et c’était moi !
Alors, je me suis tournée du dehors vers le dedans… un parfait changement de perspective !


Q : Vous êtes passée de l’ethnographie à l’ethnographie de l’esprit ?

J.Chollet :


A ce moment là de ma vie, la question la plus importante était :
> "Qui suis je ? De quoi suis je faite ? Qu’y a t’il au delà de ce que je connais de moi même" ?

Je ne pouvais plus accepter de baser ma connaissance sur l’expérience des autres aussi grands, aussi sages soient-ils. J’avais besoin d’informations de première main ! Il me fallait m’aventurer vers l’inconnu.

Durant le tournage de tous ces films, le peuple qui m’a le plus influencé, le plus appris, ce sont les Papous de Nouvelle Guinée.
J’avais fait un film avec eux en 1974, Ils respiraient l’inventivité, la créativité, ils m’ apparaissaient tous si différents, si capables et si légers à la fois . J’adorais les observer se parer de plumes et de fleurs de la forêt équatoriale comme les enfants d’un paradis terrestre en parfaite harmonie.
Ils m’ont appris sans mots, on peut appeler ça de la télépathie ou de la transmission directe. C’étaient des experts en communication d’esprit à esprit et de cœur à cœur, sans mots ! Ils savaient communiquer avec la nature, les animaux, les esprits. Ils ont changé ma façon de percevoir le monde.



Q : Vous faites des documentaires, vous auriez pu vous tourner vers la peinture ou la photo ?

J.Chollet :


J’étais photographe avant d’être réalisatrice de films et je me suis mise à la peinture durant la musique .
Vous voyez, la photographie, le film, ce sont des langages de l’espace et la musique est un langage qui structure le temps.
Alors, je crois que je n’ai jamais abandonné mon premier amour pour les langues !
Simplement la musique m’apparaît être le seul langage vraiment universel .



Q : Pourquoi et Comment vous êtes vous intéressée au son ?


J.Chollet :


Très progrèssivement, j’ai réalisé au cours de tous ces voyages dans différentes civilisations, chez tous ces peuples d’Afrique, d’Asie, en Australie, chez les Aborigènes, tous utilisaient le son pour atteindre des états non ordinaires de conscience.
La plupart des pratiques Shamaniques sont basées sur le son, c’est la voie royale pour atteindre les zones inconnues de notre psyché…
Un jour, en Afrique, dans une réserve, nous filmions un petit éléphant, à un moment l’ingénieur du son me demande si je voulais m’approcher de l’éléphant avec un micro, cet éléphant avait le genou enflé et nous pensions qu’il ne pouvait pas bouger Toujours est-il qu’à un moment, l’ingénieur du son crie :
"Plus près ! Plus près, vas plus près !" et soudain l’éléphant se met à barir avec une force telle que j’en suis restée pétrifiée, même s’il avait chargé j’aurais été incapable de faire un geste, j’étais anesthésiée par le son !
Et puis plus tard, lorque nous achevions 4 films avec Artur Janov et la Thérapie Primale qui est une thérapie extrêmement émotionelle, je commençais à faire des éssais avec la bande son, je la manipulais pour voir comment nous percevons son et image.
Au lieu de mettre les vrais sons sous les vraies images, je mettais de la musique ou bien d’autres sons. Le résultat était incroyable, même sous des images de visages en proie à des émotions fortes telles que le chagrin ou la peur, on percevait un tout autre message !
C’était la bande son qui déterminait le sens du film !


Q : Et puis vous avez eu une expérience avec la musique Tibétaine qui vou a profondément marquée ?

J.Chollet :

Nous filmions dans un monastère tibétain, c’était une periode très spéciale de ma vie.
Je ne savais pas encore que j’allais perdre ma mère d’une façon brutale, quelques mois plus tard. Je n’en n’avais pas conscience mais subconsciement je pense que je le savais puisque j’étais en train de tourner deux films sur la mort… une façon de me préparer peut être…

Ces films appartenaient à la série : " La Roue de la vie ", les deux derniers films traitaient de la mort selon"le livre des morts Tibétain" ...
Nous étions donc dans un monastère, prêts à filmer les offrandes, l’office pour un moine qui venait de mourir.

Au moment ou les cornes, gongs et trompes se sont mises àjouer, j’ai reçu tous les sons au niveau du plexus solaire, je pouvais à peine me tenir debout, j’étais tétanisée… sous l’emprise d’un pouvoir qui me forçait à m’ouvrir à l’inconnu. Mon corps ne m’appartenait plus il obéissait à la musique!


Q : Mais vous n’avez tenté ni de faire ni d’apprendre la musique Tibétaine, vous avez crée votre propre musique …


J.Chollet :

ça a été un point de non retour, ça m’a laissé une empreinte...
Mais ce que je cherchais se trouvait à l’interieur de moi.



Q : Des physiciens, des chercheurs se sont interessés aux éffets de votre musique ?

J.Chollet :


Oui, ça fait partie du courant de synchronicités (coincidences) qui ont façonnées ma vie.

Après la mort de ma mère, un voile s’est déchiré . Je me suis sentie poussée dans une direction. Ma mère a joué un rôle prépondérant dans la genèse et le développement de ma musique. Douze ans après, André disparaissait de la même façon brutale et je fus en proie à un choc éffroyable… A nouveau, les synchronicités ont repris…

J’ ai été invitée à participer à une émission de télévision sur les expériences de mort imminente.
Sur le plateau Télé, il y avait un homme incroyable, un très étrange physicien qui parlait de mort, d’après-mort, de lumière, de physique quantique, de particules qui vont plus vite que la lumière, d’une façon naturelle, comme si tout le monde savait çà !
Il était professeur de physique à l’école de Medecine de Poitiers.
A la fin de l’émission, je sentais qu’il fallait que j’aille lui parler, mais il avait un air si serieux, si classique, si froid… que je n’ai pas osé.
Un mois après, je reçois un coup de téléphone du centre Krishnamurti à Paris. Ils m’invitaient à aller à une réunion d’écrivains qui présentaient leurs livres.
J'étais là à regarder tous ces gens aller et venir dans une sorte de brume, en me demandant bien ce que je faisais là, quand soudain, j’ai vu un point précis très clair au milieu de la brûme, c’était le même physicien que j ‘avais vu à l’émission de TV, le professeur Régis Dutheil.
Alors là je me suis dit : "Bon , j’ai compris ! Si je ne vais pas parler à cet homme je vais le rencontrer par hasard, toutes les trois semaines!"


Q: Et il a écrit un chapitre sur votre musique dans un de ses livres …

J.Chollet :

Oui ! à cette époque, personne ne comprenait vraiment ce que je faisais, même pas moi !
Je ne comprenais pas toujours avec mon cerveau gauche ce que mon cerveau droit créait !

Mais dès que je lui eu parlé de mes sessions d’expansion de conscience avec la musique et les sons, il a dit en souriant :
"Oui oui, je comprends !"
J’étais sidérée, il était la première personne qui semblait comprendre ce que je faisais !
Il m’a beaucoup apporté, il m’a fait faire la relation entre ce que je vivais en état de création de la musique et les interactions d’ordre quantique.
Du coup, tout s’éclairait et ma recherche prenait un sens nouveau !
> Puis un jour, il me demanda si je voulais bien qu’il inclut un chapitre sur ma recherche dans son nouveau livre"la Medecine Superlumineuse" et il me dit : "c’est le moment de rassembler toutes les notes que vous avez prises !" Il m’a pour ainsi dire forcée à faire une synthèse de mes observations .
Et quand le livre est paru, il y avait un chapitre qui parlait de ma recherche , le chapitre VIII qui s’intitulait : Ouverture pour une médecine du 3ème millenaire. Il évoquait la possibilité d'une médecine nouvelle qui incluait bien sur la conscience, l’énergie et le niveau quantique .

Le Professeur Dutheil m’a permis, par le dialogue créatif que j’avais avec lui, de continuer à croire en moi il m’a permis de progrésser dans ma réflexion, il m’a aussi permis d’entrer en contact avec d’autres scientifiques .


Q : Comment en est on arrivé à faire de la recherche sur les éffets biologiques de vôtre musique ?

J . Chollet :


Le professeur Dutheil m’a dit avoir rencontré quelqu’un, une biologiste qui était aussi passionnée que moi et qui s’intéressait au même domaine de l’ énergie : "Appelez là,  ajouta t’ il !"
Cette biologiste, Lydie Ries, avait eu l’idée de commencer une recherche sur son propre sang après qu’elle eut constaté des écarts importants dans sa composition suite à un stage sur les énergies qu’elle venait d’effectuer. Son niveau d’hémoglobine avait chuté et ça avait attiré son attention sur une corrélation possible entre énergie et hémoglobine .
> La première fois qu’elle a écouté ma musique elle a été traversée de vibrations dans tout son corps, ça l’a beaucoup étonnée. Puis nous avons collaboré.



Q : Et qu’est-ce qu’elle a découvert ?


J.Chollet :


Elle a fait de la recherche pendant 2 années. A cette époque je recevais des volontaires pour cette recherche et nous avons commencé à faire des séminaires d’expansion de conscience avec la MMD comme support, au sein de "l' Institut de développement et d’expansion de conscience".

> Durant ces séminaires, il y avait de 7 a 10 personnes à chaque fois. Nous prélevions des échantillons sanguins chez tous les volontaires avant écoute de la musique et puis après des sessions d’environ une heure, ça faisait donc beaucoup de données à analyser ensuite.
> Qu’ a t’elle constaté ?
Que lorsqu’ils étaient en résonance avec ma musique, le taux d’hémoglobine des participants augmentait parfois d’un gramme ou plus en une seule session !> Qu’est-ce que ça veut dire ?
Je ne vais pas entrer dans les détails ici, je veux juste dessiner une perspective.
> ça veut dire qu’il y a accroissement du nombre de globules rouges et parce que l’hémoglobine est un transporteur d’oxygène, il y a sur oxygénation du sang.
On pouvait d’ailleurs observer ce fait à l’œil nu .
> La couleur du sang prélevé avant écoute était généralement (comme celle du sang veineux) rouge sombre.
Il prenait après écoute une belle couleur rouge plus clair, parfois même rouge framboise qui est la couleur du sang arteriel,
du sang hyperoxygéné .
Parfois même, lorsque l’oxygénation avait été très forte, il ressemblait à du champagne rosé !
> Bon, qu’est ce que l’oxygène apporte ?
L’oxygène facilite la communication intracellulaire, donc si vous avez plus d’oxygène dans votre système,
ça en facilite tout le fonctionnement, tous les processus en bénéficient, le cerveau bien sûr, mais aussi le cœur, tout le métabolisme .
> Il n’y a qu’a voir ce qui se passe en ce moment dans le sport de haut niveau, un grand nombre d’athlètes tente par des moyens plus ou moins légaux d’augmenter leur taux d’hémoglobine et d’oxygénation sanguine pour améliorer leurs performances !

> Un jour, après un séminaire, j’ai oublié les prélévements sanguins dans mon refrigerateur !
Je ne m’en suis aperçu que 3 jours après, alors j’ai prévenu Lydie mais elle m’a dit d’envoyer quand même les prélèvements .
Quand elle m’a rappelée elle était sidérée par ce qu’elle avait observé !
Bien sûr, après 3 jours passés au frigo, les cellules sanguines avaient vieilli, leur forme , leur information était détruite, c’étaient de vieilles cellules, mais pas toutes !> Quand elle avait analysé le sang prélevé après écoute de la musique, elle avait noté que 76% de l’information présente dans les noyaux des cellules était intact !
ça paraissait incroyable mais c’était vrai ! > Et qu’est ce que ça montrait ?

> Qu’il est possible de résister à l’entropie (entropie veut dire désordre) en augmentant son taux vibratoire,
en accédant à un niveau superieur d’integrité, de cohérence et d’énergie.
Cela montrait aussi que durant un processus d’expansion de conscience comme avec la musique, nos cellules sanguines accèdant à un taux vibratoire supèrieur celui ci se traduit par un degré d’ordre, un degré de cohérence supérieur ,on appelle ça de la neg-entropie ( de l’ordre ou de l’entropie négative).
> Mais le but n’est pas seulement d’accéder à un niveau supérieur de conscience, d’ordre, d’énergie et d’harmonie mais de s’y maintenir, de gagner en permanence.
> Comment y parvenir ? Comment maintenir en nos cellules un ordre superieur de cohérence ?

> Et bien c’est la precisément le but et la spécificité de la musique Multidimensionnelle, plus on l’écoute et plus l’information de cohérence harmonique qui s’y trouve est mémorisée par nos cellules et plus elle devient …une seconde nature pourrait on dire…
Et un jour, c’est cet état qui tend à prévaloir .


> Dans l’évolution, un ordre ou un fonctionnement de type supérieur prévaut toujours …
Hélas, la plupart du temps, nous vivons dans le souvenir du passé ou la crainte de l’avenir, et nos cellules vivent l’impact négatif de ces pensées négatives, nous les bombardons sans cesse avec ces énergies négatives.

> Lorsque vous vous vous mettez à l'écoute de cette musique, vous entrez dans un présent ouvert à toutes les possibilités de re création, vous suspendez donc l’effet nocif du stress et des émotions négatives et vous vous accordez progrèssivement à d’autres dimensions de la conscience qui n'ont pas de limite...



Q : Comment transformer l’impermanence en permanence ?


J.Chollet :


Par l’entrainement …
Combien de temps faut-il, je l’ignore, je suppose que c’est différent pour chacun.

> Quand Lydie Ries a commencé à me faire des prises de sang pour les analyses, j’avais déja un taux d’hémoglobine très élevé, bien au delà de la norme et pourtant je vivais a 40 km de Paris à quelques deux cent mètres seulement au dessus du niveau de la mer et je ne prenais aucun médicament qui puisse influencer ce facteur. Ce qui était remarquable, c’était que bien que mon niveau fluctue de temps à autre, il restait cependant dans cette même frange supérieure …
Je ne peux donc pas dire après combien de temps de pratique de la MMD j’ai atteint cette permanence car il aurait fallu que je fasse des analyses depuis le tout début de mon apprentissage, mais je peux témoigner qu’on atteint un jour une permanence, j’en suis la preuve !


Q : Comment les gens doivent ils écouter cette musique pour en tirer bénéfice ? Comment faites vous vous même ?

J.Chollet :

Je l’écoute essentiellement pour me rassembler, me centrer, rester dans un état de clarté interieure .
Si j’ai subi un choc émotionnel, je l’écoute et il suffit parfois de quelques minutes à peine pour que je retrouve mon état normal, mes cellules ayant reconnu le signal se mettent à l’unisson et je retrouve plus vite équilibre et énergie .

> Elle me sert aussi à maintenir une atmosphère créative, un état de concentration aisé lorsque j’écris ou que je peins.
Je l’utilise beaucoup en voyage, ça me permet de rester fraiche, de recharger mes batteries …



Q : Comment doit-on approcher cette musique pour quelqu’un qui ne connait pas ?

J.Chollet :

> Si l’on veut vraiment bénéficier au mieux de cette musique, il faut l’écouter en
état de méditation ou
d’écoute profonde. > L’écoute profonde est un état dans lequel on se laisse totalement imprégner par la musique, on est 100%"à l’écoute", pas avec sa tête mais avec tout son corps, tout son être. Cet état est celui dans lequel elle a été créée, c’est un état d’attention indivise un état de totale concentration.
On peut soit s’asseoir très confortablement, en restant très centré, soit s’allonger (on tirera différents bénéfices des différentes postures).
> Respirez profondement 3 ou 4 minutes, concentrez vous sur votre respiration (respiration abdominale de préférence) centrez vous sur le cœur, laissez vous aller, sentez que votre corp est en état de relaxation et laissez vous faire .Laissez vous harmoniser par la musique comme si vous flottiez sur une mer de sons .

> les sons de cette musique agissent comme des quantas, des unités de conscience et ils entrainent une résonance partout ou il y a blocage. Ils touchent les points de déséquilibre, là ou il y a un vortex d’énergie prisonière, là ou il y a un traûma.


> Une opération chirurgicale même si elle vous a sauvé la vie a occasioné un traûma au niveau de vos énergies subtiles …
Après une opération, vous gardez une cicatrice sur le plan énergétique et alors que l’on s’occupe de resorber votre cicatrice physique rien n’est fait pour resorber votre cicatrice énergétique !


> Pendant que votre corps entre en phase, en résonance avec la musique, laissez votre propre conscience vous envoyer les messages appropriés à votre cas. Il n’y a rien d’autre à faire .
Mais il ne faut pas penser à hier ou demain, il faut cesser de ratiociner, il ne faut pas tenter d’échapper à la presence subtile, ça ne peut marcher que si vous êtes en communion totale avec vous même et avec les sons.

Q : Cette musique déclenche des images très fortes chez certaines personnes, que doivent-elles faire ?
Est-ce qu’elles doivent éssayer de contrôler ces images ?

J.Chollet :

> Non il faut surtout pas, le fait de voir des images, de voir des lumières comme certaines personnes en voient, ça veut dire que les fréquences sonores qui arrivent au cerveau sont traitées par celui ci sous différents modes et redistribuées dans différents sens, cela se nomme la "synesthésie" .
> Non, les gens doivent laisser venir les images qui vienent, c’est comme si ils allaient au cinéma, voir le film sur l écran de leur psyché , donc ces images ont un sens précis pour eux.
> C’est comme si on plongeait sous le niveau de la mer et que l’on découvre ce qui se trouve sous les icebergs, on voit une image plus totale.
Je demande aux gens de noter les images qu’ils perçoivent parce qu’elles peuvent parfois être très fugitives.
Mais ce n’est pas comme avec la chimie , quand on prend une drogue ou un médicament .
La chimie opère d’elle même sans que l’on ne soit conscient des procéssus impliqués au niveau du corps.
Avec le musique, c’est différent, il y a un continuum, c’est vous qui conduisez la voiture, en permanence, il n’y a ni message subliminal ni truc d’aucune sorte.
> C’est une musique d’expansion de conscience !


Q : Mais quand vous conduisez vous ne cherchez pas analyser votre façon de conduire .

J.Chollet :

Non, bien sûr, car sinon il ne se passera rien, vous devez être avec le son dans le son !

> Quelqu’un m’a envoyé son carnet intime de 2 mois de sessions avec la MMD.
Elle écoutait la musique une à deux heures tous les deux jours en état d‘écoute profonde .
Au début, elle a commencé à voir sur l’écran de sa psyché des visages qui l’éffrayaient, des visages hideux pleins de haine, quelques temps après ces visages devinrent neutres et puis peut être un mois plus tard, ils s’étaient transformés en visages pleins d’amour, rayonants !
Tout vient à point quand on est prêt et l’un des attributs de la conscience, c’est la vérité.
Cette personne a ainsi compris d’elle même qu’elle avait fait un grand pas vers sa propre reconnaissance, qu’elle avait cessé de se haïr et commencait à s’aimer, à s’accepter .



Q : Est-ce que la musique peut occasioner des troubles, est-ce qu’elle peut fait remonter des émotions négatives ?

J.Chollet :


> C’est sûr qu’elle est extrèmement interactive et qu’elle entraîne toutes sortes de réponses .


> Par exemple, si quelqu’un est très malade physiquement ou en proie à un stress sévère ou à des émotions profondes, il est possible que la musique déclenche un processus qui puisse se révéler